tension et courant dans un circuit série
NIVEAU : 4ÈME (CYCLE 4) MATIÈRE : PHYSIQUE-CHIMIE THÈME : ÉLECTRICITÉ

Tension et Courant dans un Circuit Série

Tension, Courant et Loi d'Ohm dans un Circuit Série
1. Énoncé de l'ExerciceSITUATION-PROBLÈME
📝 Contexte Scientifique

Imagine un instant que tu es un brillant jeune ingénieur travaillant dans ton garage. Tu viens tout juste d'assembler le châssis d'une magnifique voiture télécommandée de course. Cependant, un détail esthétique et pratique manque cruellement : les phares avant pour piloter dans la pénombre !

Ni une ni deux, tu fouilles dans tes boîtes de composants électroniques. Tu déniches une puissante batterie rechargeable, quelques fils de connexion en cuivre rouge, un interrupteur robuste et deux petites ampoules incandescentes que tu fixes à l'avant du véhicule. Tu décides de réaliser le câblage électrique le plus simple possible : tu relies tous tes composants les uns à la suite des autres, de sorte que l'électricité n'ait qu'un seul chemin à emprunter. En Physique, nous appelons cette disposition un circuit en série.

Le moment de vérité arrive. Tu bascules l'interrupteur. Le courant passe ! Les deux lampes s'allument immédiatement. Cependant, tu observes une anomalie flagrante : la lampe de droite brille avec beaucoup plus d'intensité que la lampe de gauche ! Intrigué par ce mystère technique, tu décides d'enquêter sérieusement. Tu sors ton précieux multimètre de sa sacoche pour mesurer les grandeurs électriques en jeu et comprendre ce qui se passe à l'intérieur de tes câbles.

🎯
Problématique :

En exploitant rigoureusement les relevés de ton multimètre et les grandes lois de l'électricité, seras-tu capable de modéliser mathématiquement ce circuit, de déterminer la tension et l'intensité traversant chaque phare, et de calculer leurs résistances respectives pour enfin élucider cette mystérieuse différence de luminosité ?

🔬 ILLUSTRATION DU DISPOSITIF : LE CHÂSSIS DE LA VOITURE
CHÂSSIS RC Interrupteur (ON) 12V BATT + - Lampe 1 Lampe 2 0.20 AMPÈREMÈTRE
⚡ Boucle Principale : Le courant part du (+), traverse la Lampe 1, puis la Lampe 2, et revient au (-).
💡 Observation visuelle : La Lampe 2 émet un cône de lumière beaucoup plus intense !
📌
Note du Professeur (Consigne de Sécurité) :

"Avertissement Manipulations : En électronique, ne relie JAMAIS un fil conducteur directement de la borne (+) à la borne (-) de ta batterie sans insérer un récepteur (comme tes lampes) au milieu. C'est ce qu'on appelle un court-circuit. Le courant s'emballerait, ferait fondre tes câbles et risquerait de déclencher un incendie sur ton beau châssis !"

2. Constantes & Données Scientifiques

Pour mener à bien ton investigation technique, tu vas devoir croiser tes observations visuelles avec des données purement objectives. Tu as minutieusement relevé ces grandeurs à l'aide d'un multimètre. Ces données constituent la base de notre future modélisation mathématique.

📚 Lois et Modèles Applicables
Loi d'unicité de l'intensité (Circuit Série) Loi d'additivité des tensions (Circuit Série) La célèbre Loi d'Ohm (Résistance)
⚙️ Tableau des Caractéristiques Relevées
MESURES DU GÉNÉRATEUR (BATTERIE)
Tension globale délivrée par la batterie\( U_{\text{G}} = 12,0 \text{ V} \)
Intensité du courant sortant de la batterie\( I_{\text{G}} = 0,20 \text{ A} \)
MESURES DU RÉCEPTEUR (LAMPE 1 - GAUCHE)
Tension mesurée spécifiquement aux bornes de la Lampe 1\( U_{\text{L1}} = 4,0 \text{ V} \)

E. Méthodologie d'Étude et de Résolution

Pour ne rater aucune étape dans notre analyse physique, nous allons suivre un protocole logique implacable, étape par étape, comme de véritables scientifiques au sein d'un laboratoire de contrôle de la qualité.

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Étape 1 : Le comportement du courant électrique

Nous utiliserons les formidables propriétés de la topologie en série pour identifier, sans calcul complexe, le flux de courant exact traversant indépendamment chaque composant lumineux de la voiture.

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Étape 2 : Le partage de la pression électrique (Tension)

En nous appuyant sur la loi d'additivité, nous déduirons mathématiquement la part de la tension de la batterie qui a été "accaparée" par le second phare.

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Étape 3 : Le décryptage de la première lampe

Nous mobiliserons la Loi d'Ohm pour traduire nos paramètres de tension et de courant en une caractéristique physique concrète : la Résistance de l'ampoule de gauche.

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Étape 4 : L'explication finale du mystère

Enfin, nous calculerons la résistance du phare droit. En comparant les deux résistances, nous pourrons conclure de manière incontestable sur la cause de cette anomalie lumineuse !

CORRECTION

Tension et Courant dans un Circuit Série

1
Étape 1 : Le comportement du courant électrique
🎯 Objectif Scientifique

Dans cette première approche, notre objectif primordial est de trouver la valeur exacte de l'intensité du courant électrique qui irrigue individuellement la Lampe 1, puis la Lampe 2.

En effet, sans cette donnée sur le débit d'électrons, nous serions incapables de poursuivre notre enquête sur la puissance lumineuse de nos composants !

📚 Lois & Principes : La Loi d'Unicité

En physique du Collège, la loi reine qui régit les circuits en boucle simple s'appelle la Loi d'unicité de l'intensité.

Elle stipule formellement que : « Dans un circuit monté en série, l'intensité du courant électrique est strictement la même en tous les points du circuit. »

🧠 Réflexion Scientifique

Je prends un moment pour analyser mon schéma. Mon circuit ne forme qu'un unique grand cercle de câbles, depuis la batterie jusqu'au retour à la batterie.

Or, je sais que le courant électrique s'apparente à un flux d'eau dans un tuyau fermé. Puisqu'il n'y a aucune bifurcation (aucun "nœud"), l'eau ne peut pas se diviser.

Donc, le débit d'électrons propulsé par la batterie doit impérativement traverser le premier phare, puis traverser le second phare dans son intégralité, sans jamais se perdre en route.

📘 Rappel Théorique : L'intensité électrique

L'intensité, notée par la lettre \( I \), se mesure en Ampères (symbole A) grâce à un instrument appelé l'ampèremètre, qui doit toujours se brancher "en série" pour compter les particules qui passent.

Le courant ne s'use jamais ! C'est son énergie (la tension) qui est consommée, pas les électrons eux-mêmes.

📐 Formules Clés (Modélisation)

La Loi d'Unicité nous permet de traduire notre raisonnement en une puissante égalité mathématique absolue entre les grandeurs :

Modèle Mathématique de l'Unicité :
\[ \begin{aligned} I_{\text{G}} &= I_{\text{L1}} = I_{\text{L2}} \end{aligned} \]

Où \( I_{\text{G}} \) est l'intensité du Générateur, et \( I_{\text{L1}} \) et \( I_{\text{L2}} \) sont respectivement les intensités des lampes 1 et 2 en Ampères.


📋 Données de l'étape
ParamètreValeur mesurée au laboratoire
Intensité fournie par la batterie\( I_{\text{G}} = 0,20 \text{ A} \)
💡 Astuce du Professeur

C'est la question la plus facile du contrôle, à condition de faire confiance à son cours ! N'invente pas de soustractions ou de divisions fantaisistes.

Dans un circuit série, pour l'intensité : on recopie bêtement la valeur principale pour tout le monde ! C'est un point garanti.

📝 Calculs Détaillés
Calcul 1 : Détermination de l'intensité \( I_{\text{L1}} \) traversant la Lampe 1

Nous allons isoler la valeur propre au premier composant lumineux de notre système.

1. Manipulation Algébrique :

À partir de notre modèle mathématique d'égalité parfaite, nous devons isoler l'inconnue \( I_{\text{L1}} \). Puisque les intensités sont égales par symétrie, aucune opération d'addition ou de division n'est requise. Nous inversons simplement l'équation pour placer notre inconnue à gauche du signe égal.

\[ \begin{aligned} I_{\text{G}} &= I_{\text{L1}} \\ \Rightarrow I_{\text{L1}} &= I_{\text{G}} \end{aligned} \]
2. Application Numérique :

Maintenant que notre variable est isolée, nous la substituons par la mesure expérimentale réalisée en sortie de générateur.

\[ \begin{aligned} I_{\text{L1}} &= 0,20 \text{ A} \end{aligned} \]

La première lampe de notre châssis est traversée de part en part par un flux électrique constant de \( 0,20 \text{ A} \).


Calcul 2 : Détermination de l'intensité \( I_{\text{L2}} \) traversant la Lampe 2

Nous reproduisons la même rigueur analytique pour le second élément de notre boucle électrique.

1. Manipulation Algébrique :

De manière analogue, nous extrayons le terme \( I_{\text{L2}} \) de notre formulation fondamentale d'unicité, sans nécessiter de transformation complexe.

\[ \begin{aligned} I_{\text{G}} &= I_{\text{L2}} \\ \Rightarrow I_{\text{L2}} &= I_{\text{G}} \end{aligned} \]
2. Application Numérique :

Nous attribuons de nouveau la mesure initiale du générateur à notre composant de droite.

\[ \begin{aligned} I_{\text{L2}} &= 0,20 \text{ A} \end{aligned} \]

La seconde ampoule, en dépit de sa sur-brillance visuelle flagrante, est elle aussi traversée par exactement \( 0,20 \text{ A} \).

✅ Conclusion de l'étape 1

Nous venons de prouver formellement que l'intensité du courant n'est en aucun cas responsable de la différence d'éclairage de nos deux phares.

Puisqu'elle vaut invariablement \( 0,20 \text{ A} \) pour l'un comme pour l'autre, l'explication du mystère doit donc se cacher dans un autre paramètre électrique !

⚖️ Analyse de Cohérence

Notre résultat est parfaitement logique. Un courant constant de \( 0,20 \text{ A} \) (\( 200 \text{ mA} \)) est un ordre de grandeur très standard pour alimenter de l'éclairage sur un jouet télécommandé de cette envergure.

L'unité fondamentale, l'Ampère (\(\text{A}\)), est strictement respectée.

⚠️ Points de Vigilance

Attention à la tentation de diviser le courant par deux ! L'erreur monumentale, souvent commise par les élèves distraits, serait d'écrire : \( 0,20 / 2 = 0,10 \text{ A} \).

C'est un réflexe totalement faux qui provient d'une confusion fatale avec les règles des circuits en dérivation (parallèle).

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Étape 2 : Le partage de la pression électrique (Tension)
🎯 Objectif Scientifique

Dans ce second chapitre de notre investigation, le but visé est de calculer mathématiquement l'énergie électrique précise absorbée par le second phare.

Il s'agit de trouver la tension électrique \( U_{\text{L2}} \) appliquée exclusivement à ses bornes.

📚 Lois & Principes : La Loi d'Additivité

Dans un circuit en boucle simple, l'énergie se partage ! Le modèle mathématique qui régit cela est la Loi d'additivité des tensions.

Elle édicte que : « Dans un circuit en série, la tension électrique aux bornes du générateur est toujours égale à la somme des tensions aux bornes des récepteurs consécutifs. »

🧠 Réflexion Scientifique

Je sais pertinemment que ma batterie propulse l'énergie avec une force totale de \( 12,0 \text{ V} \).

Cependant, dans mon montage en série, les électrons vont devoir traverser successivement deux obstacles majeurs (mes deux lampes) pour retourner au pôle négatif. La pression énergétique totale va donc se fracturer.

Ainsi, pour découvrir ce qui est consommé par la seconde lampe, je vais devoir réaliser une soustraction : je prendrai l'énergie totale disponible, et j'en retirerai la part qui a été préalablement confisquée par la première ampoule !

📘 Rappel Théorique : La Tension Électrique

La Tension, notée par la lettre \( U \), se mesure en Volts (symbole \text{V}) avec un voltmètre toujours branché "en dérivation" autour du composant à analyser.

Si l'intensité était le débit d'une rivière, la tension serait la hauteur d'une grande cascade. Plus la chute d'eau est haute, plus l'énergie libérée lors de l'impact en bas est puissante !

📐 Formules Clés (Modélisation)

Traduisons notre Loi d'additivité sous la forme d'une équation mathématique impliquant la batterie (\( U_{\text{G}} \)) et nos deux ampoules (\( U_{\text{L1}} \) et \( U_{\text{L2}} \)).

Équation d'Additivité des Tensions :
\[ \begin{aligned} U_{\text{G}} &= U_{\text{L1}} + U_{\text{L2}} \end{aligned} \]

📋 Données de l'étape
ParamètreValeur mesurée au laboratoire
Tension globale (Batterie)\( U_{\text{G}} = 12,0 \text{ V} \)
Tension absorbée par Lampe 1\( U_{\text{L1}} = 4,0 \text{ V} \)
💡 Astuce du Professeur

Nous cherchons l'inconnue \( U_{\text{L2}} \). Il faut donc manipuler l'équation algébrique pour la basculer seule d'un côté.

Si tu as "Le Total = Part A + Part B", alors mathématiquement, on en déduit que "Part B = Le Total - Part A".

📝 Calculs Détaillés
Calcul 1 : Obtention de la tension aux bornes de la Lampe 2

Nous allons isoler l'énergie confisquée par notre phare de droite au sein du circuit.

1. Manipulation Littérale (Isolement de la variable) :

Notre but est d'isoler l'inconnue \( U_{\text{L2}} \). Pour respecter les règles fondamentales de l'algèbre, nous allons soustraire la grandeur \( U_{\text{L1}} \) des deux côtés de notre équation initiale de la loi d'additivité, afin de faire disparaître ce terme du côté droit.

\[ \begin{aligned} U_{\text{G}} &= U_{\text{L1}} + U_{\text{L2}} \\ \Rightarrow U_{\text{G}} - U_{\text{L1}} &= U_{\text{L1}} + U_{\text{L2}} - U_{\text{L1}} \\ \Rightarrow U_{\text{G}} - U_{\text{L1}} &= U_{\text{L2}} \\ \Rightarrow U_{\text{L2}} &= U_{\text{G}} - U_{\text{L1}} \end{aligned} \]
2. Application Numérique et Résultat Final :

Notre formule littérale étant parfaitement isolée et prête à l'emploi, nous remplaçons \( U_{\text{G}} \) et \( U_{\text{L1}} \) par les tensions en Volts mesurées expérimentalement, puis nous effectuons la soustraction de ces valeurs.

\[ \begin{aligned} U_{\text{L2}} &= 12,0 - 4,0 \\ \Rightarrow U_{\text{L2}} &= 8,0 \text{ V} \end{aligned} \]

Le calcul nous démontre de façon irréfutable que le second phare est soumis à une pression électrique résiduelle de \( 8,0 \text{ V} \).

📊 Diagramme de Répartition Énergétique (Tensions)

Visualisons concrètement comment l'énergie totale fournie par la batterie s'est scindée pour alimenter les deux composants :

Batterie (Totale) Ug = 12,0 V Lampes (Répartition) U_L1 = 4V U_L2 = 8,0 V
✅ Conclusion de l'étape 2

Eurêka ! Nous touchons au but de notre enquête. La tension n'est absolument pas partagée de façon équitable !

La lampe 2 capte le double d'énergie électrique (\( 8,0 \text{ V} \)) par rapport à la lampe 1 (\( 4,0 \text{ V} \)). Voilà un excellent indice qui justifie pourquoi elle brille de manière si agressive à l'avant de ton véhicule.

⚖️ Analyse de Cohérence

Notre résultat mathématique est robuste. Si l'on somme la tension de nos deux récepteurs (\( 4,0 \text{ V} + 8,0 \text{ V} \)), on retrouve instantanément les \( 12,0 \text{ V} \) fournis par le générateur initial.

L'énergie ne s'est pas volatilisée, le bilan énergétique de notre boucle est parfaitement équilibré.

⚠️ Points de Vigilance

Une confusion monumentale consisterait à penser que les \( 12 \text{ V} \) de la batterie se reportent magiquement tels quels aux bornes de CHAQUE lampe !

C'est physiquement interdit dans un circuit en série. Si tu avais additionné les termes et trouvé \( 16 \text{ V} \) (12 + 4), ton résultat serait aberrant, car l'énergie totale du circuit ne peut pas augmenter spontanément.

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Étape 3 : Le décryptage de la première lampe
🎯 Objectif Scientifique

Maintenant que nous savons que la Lampe 2 s'accapare l'essentiel de la tension, nous devons en expliquer la cause physique profonde.

Notre objectif majeur est de calculer la Résistance électrique (\( R_{\text{1}} \)) de la première ampoule, c'est-à-dire sa faculté structurelle à freiner les électrons en mouvement.

📚 Lois & Principes : La Loi d'Ohm

Découverte au XIXème siècle par Georg Ohm, la fabuleuse Loi d'Ohm est le cœur de l'électronique moderne.

Elle dicte que pour un dipôle récepteur, la tension (\( U \)) à ses bornes est directement proportionnelle à l'intensité (\( I \)) du courant qui le traverse. Le chef d'orchestre de cette proportionnalité n'est autre que la Résistance (\( R \)).

🧠 Réflexion Scientifique

Grâce à mon travail sur les Étapes 1 et 2, je suis désormais l'heureux propriétaire d'un duo de valeurs très puissant pour ma Lampe 1 : sa tension mesurée (\( U_{\text{L1}} = 4,0 \text{ V} \)) et l'intensité qui la traverse invariablement (\( I_{\text{L1}} = 0,20 \text{ A} \)).

Or, puisque je possède deux variables sur trois d'un fameux modèle algébrique (la loi d'Ohm), je vais pouvoir aisément manipuler l'équation et calculer l'inconnue finale, \( R_{\text{1}} \), avec une précision d'ingénieur !

📘 Rappel Théorique : La Résistance Électrique

La Résistance, figurée par la lettre \( R \), s'exprime en Ohms (dont le symbole est la somptueuse lettre grecque majuscule Oméga : \( \Omega \)).

À l'intérieur de l'ampoule classique, le filament métallique en tungstène est fin et très long, ce qui "frotte" littéralement contre le passage des électrons. C'est ce frottement (la résistance) qui génère de la chaleur par effet Joule, et fait finalement briller le filament par incandescence !

📐 Formules Clés (Modélisation)

Formulons rigoureusement la loi d'Ohm en l'appliquant de manière exclusive aux variables propres de notre Lampe 1 (L1).

Expression Mathématique Primaire (Loi d'Ohm) :
\[ \begin{aligned} U_{\text{L1}} &= R_{\text{1}} \times I_{\text{L1}} \end{aligned} \]

📋 Données de l'étape
ParamètreValeur mesurée au laboratoire
Tension absorbée par Lampe 1\( U_{\text{L1}} = 4,0 \text{ V} \)
Intensité traversant Lampe 1\( I_{\text{L1}} = 0,20 \text{ A} \) (Issue de l'Étape 1)
💡 Astuce du Professeur

L'équation maîtresse que tu as apprise est \( U = R \times I \). Mais nous, nous cherchons \( R \).

C'est le moment d'utiliser ton astuce visuelle préférée : "Le Triangle des Formules" ! Le \( U \) est en haut de la pyramide. Donc pour isoler le \( R \), tu dois écrire la division de \( U \) par \( I \) : \( R = \frac{U}{I} \).

📝 Calculs Détaillés
Calcul 1 : Détermination de la résistance interne de la Lampe 1

Nous allons transformer notre équation matricielle pour isoler la caractéristique physique du composant.

1. Manipulation Littérale de la Loi d'Ohm :

La formule de base met en évidence la tension \( U_{\text{L1}} \). Or, notre inconnue est la résistance \( R_{\text{1}} \). Pour l'isoler rigoureusement du côté droit de l'égalité, nous devons annuler la multiplication par le terme \( I_{\text{L1}} \). Pour ce faire, nous allons diviser chaque membre de l'équation par l'intensité \( I_{\text{L1}} \).

\[ \begin{aligned} U_{\text{L1}} &= R_{\text{1}} \times I_{\text{L1}} \\ \Rightarrow \frac{U_{\text{L1}}}{I_{\text{L1}}} &= \frac{R_{\text{1}} \times I_{\text{L1}}}{I_{\text{L1}}} \\ \Rightarrow \frac{U_{\text{L1}}}{I_{\text{L1}}} &= R_{\text{1}} \\ \Rightarrow R_{\text{1}} &= \frac{U_{\text{L1}}}{I_{\text{L1}}} \end{aligned} \]
2. Application Numérique du Quotient :

La variable \( R_{\text{1}} \) étant correctement extraite, nous substituons les symboles alphabétiques par les valeurs expérimentales relevées plus tôt, puis nous exécutons la division pour découvrir le coefficient numérique de résistance.

\[ \begin{aligned} R_{\text{1}} &= \frac{4,0}{0,20} \\ \Rightarrow R_{\text{1}} &= 20 \text{ } \Omega \end{aligned} \]

La sentence numérique est tombée : le premier filament en tungstène possède une résistance naturelle de \( 20 \text{ } \Omega \).

✅ Conclusion de l'étape 3

Nous avons modélisé avec brio notre première ampoule de modélisme.

Elle agit comme une résistance électrique classique de \( 20 \text{ } \Omega \) pour entraver modérément le flux d'électrons qui tente de la traverser.

⚖️ Analyse de Cohérence

Vingt Ohms (\( 20 \text{ } \Omega \)) est une valeur extrêmement pertinente pour de petits phares d'un jouet fonctionnant sous une basse tension de batterie (12V).

Des milliers d'Ohms signifieraient qu'il s'agit d'un composant de carte mère informatique voué à bloquer le courant, et non d'une lampe censée laisser passer suffisamment d'énergie pour briller !

⚠️ Points de Vigilance

Attention fatale aux unités du système international (SI) ! Il est impératif de t'assurer que ta tension soit bien inscrite en Volts (\(\text{V}\)) et surtout, ton intensité en Ampères (\(\text{A}\)) avant d'exécuter la moindre division sur ta calculatrice.

Si tu avais gardé un éventuel "\( 200 \text{ mA} \)" au dénominateur sans le convertir, ta résistance calculée aurait été mille fois trop petite, ce qui est catastrophique.

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Étape 4 : L'explication finale du mystère
🎯 Objectif Scientifique

Nous abordons enfin l'apothéose de notre exercice de modélisation ! L'ultime objectif de ce chapitre final est de calculer la Résistance électrique du second phare (\( R_{\text{2}} \)).

En la mettant en perspective avec la première résistance calculée, nous répondrons définitivement à notre problématique lumineuse de départ qui nous intrigue tant.

📚 Lois & Principes : La Loi d'Ohm (Bis)

Étant donné que notre ampoule numéro deux se comporte, elle aussi, comme un récepteur résistif modélisable, elle reste totalement assujettie à la grande Loi d'Ohm de la physique classique, au même titre absolu que sa consœur de gauche.

🧠 Réflexion Scientifique

Je commence par faire l'inventaire récapitulatif de mes précieuses données. Lors de l'étape 2, j'ai magistralement déduit la tension subie par la Lampe 2 (\( U_{\text{L2}} = 8,0 \text{ V} \)).

Et depuis l'étape 1, je sais fermement que l'intensité qui la traverse est rigoureusement pareille à la précédente (\( I_{\text{L2}} = 0,20 \text{ A} \)).

Donc, tout comme à la question précédente, je vais simplement déployer ma loi d'Ohm en l'adaptant, et calculer cette nouvelle résistance avec une grande assurance.

📘 Rappel Théorique : L'Influence de la résistance sur la tension

Une règle d'or fascinante existe en électricité : dans un circuit en série, le système agit comme un pont diviseur de tension qui favorise toujours le plus gros obstacle !

Autrement dit : plus un composant possède une grande résistance ohmique, plus il captera une immense part de la tension totale de la batterie pour lui tout seul !

📐 Formules Clés (Modélisation)

Déclinons notre Loi d'Ohm pour le cas spécifique du second récepteur du circuit en changeant simplement les indices des variables.

Expression Mathématique (Loi d'Ohm Appliquée) :
\[ \begin{aligned} U_{\text{L2}} &= R_{\text{2}} \times I_{\text{L2}} \end{aligned} \]

📋 Données de l'étape
ParamètreValeur mesurée au laboratoire
Tension absorbée par Lampe 2\( U_{\text{L2}} = 8,0 \text{ V} \) (Issue de l'Étape 2)
Intensité traversant Lampe 2\( I_{\text{L2}} = 0,20 \text{ A} \) (Issue de l'Étape 1)
💡 Astuce du Professeur

Même méthode algébrique, même combat !

On manipule précautionneusement la formule une dernière fois pour la faire basculer vers sa forme quotient : \( R_{\text{2}} = \frac{U_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} \).

📝 Calculs Détaillés
Calcul 1 : Révélation de la résistance \( R_{\text{2}} \) de la Lampe 2

Nous procédons à la résolution du paramètre ultime qui scellera le destin de notre enquête.

1. Manipulation Littérale de la Loi d'Ohm :

Exactement de la même manière qu'à l'étape précédente, nous devons extraire le paramètre \( R_{\text{2}} \) du produit de la Loi d'Ohm. L'opération algébrique indispensable consiste à diviser les deux côtés de l'égalité par le courant \( I_{\text{L2}} \) pour faire basculer ce terme gênant du côté de la tension électrique.

\[ \begin{aligned} U_{\text{L2}} &= R_{\text{2}} \times I_{\text{L2}} \\ \Rightarrow \frac{U_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} &= \frac{R_{\text{2}} \times I_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} \\ \Rightarrow \frac{U_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} &= R_{\text{2}} \\ \Rightarrow R_{\text{2}} &= \frac{U_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} \end{aligned} \]
2. Application Numérique Ultime :

La formule algébrique étant épurée, nous insérons avec le plus grand soin la tension calculée à l'étape 2 et l'intensité validée à l'étape 1 pour clôturer notre fastidieux dossier mathématique.

\[ \begin{aligned} R_{\text{2}} &= \frac{8,0}{0,20} \\ \Rightarrow R_{\text{2}} &= 40 \text{ } \Omega \end{aligned} \]

Un frisson parcourt le laboratoire : La seconde ampoule dissimulait en réalité une résistance physique massive de \( 40 \text{ } \Omega \) !

📈 Courbes Caractéristiques d'Ohm (Abaques U = f(I))

Afin de cristalliser notre découverte, voici l'abaque graphique (la caractéristique Tension-Courant) de nos deux phares. En abscisse (horizontal), le courant I. En ordonnée (vertical), la tension U.

Remarque à quel point la pente (qui représente la résistance R) de la Lampe 2 est beaucoup plus raide !

I (A) U (V) 0.20 4.0 8.0 L1 (20 Ohms) L2 (40 Ohms)
✅ Conclusion de l'étape 4

Le mystère du châssis RC est officiellement clos ! Nous avons démontré par les mathématiques que les deux phares ne sont en fait pas du tout identiques.

L'ampoule 2 possède une résistance colossale de \( 40 \text{ } \Omega \), qui s'avère être exactement le double de la résistance de l'ampoule 1 (\( 20 \text{ } \Omega \)).

C'est pour cette unique raison structurelle que ce composant s'accapare le double de la tension électrique de la batterie (\( 8,0 \text{ V} \) contre \( 4,0 \text{ V} \)), ce qui engendre irrémédiablement ce déferlement de brillance agressive à l'avant du véhicule !

⚖️ Analyse de Cohérence

Toutes nos déductions s'emboîtent avec une symétrie merveilleuse. Une résistance physique multipliée par deux (\( \times 2 \)) induit instantanément, dans un tel circuit, une tension captée multipliée par deux (\( \times 2 \)) puisque l'intensité du courant reste un facteur commun et invariant.

La belle régularité des mathématiques confirme magistralement notre modélisation du problème.

⚠️ Points de Vigilance

L'erreur du jeune amateur serait de s'écrier : « La lampe brille plus fort CAR elle absorbe plus de courant du fil ! ».

Comme nous l'avons prouvé sans appel lors de l'étape 1, le courant est strictement invariant partout. La véritable explication repose sur un tandem complexe Tension/Résistance intimement lié, qui génère davantage de "Puissance lumineuse" en bout de chaîne.

📊 Bilan Graphique et Schéma Normalisé Magistral
G + Ug = 12 V FERMÉ I = 0.20A L1 4V 20Ω L2 8V 40Ω VERDICT : La plus grande résistance capte la plus grande tension. R2 étant le double de R1 (40Ω > 20Ω), U2 devient le double de U1 (8V > 4V).

📄 La Copie Parfaite du Collégien (Ce qu'il faut écrire)

Voici le résumé académique brut de l'ensemble de la résolution. C'est l'essence même du raisonnement structuré attendu par un professeur très exigeant sur une copie double lors du passage du Diplôme National du Brevet.

COPIE MODÈLE
COMPTE-RENDU SCIENTIFIQUE : Le circuit du châssis
MODÉLISATION ET RÉSOLUTION ANALYTIQUE
Niveau :4ème
Matière :Physique
Note :20/20
1. Cadre d'étude, Hypothèses et Lois de la Physique Utilisées
  • L'observation du schéma atteste que les dipôles sont montés en une boucle unique sans dérivation : le système est qualifié de montage en série.
  • De par cette configuration, la loi d'unicité de l'intensité est applicable : le courant traversant chaque dipôle est rigoureusement constant.
  • La tension électrique globale se partage. La loi d'additivité des tensions (\( U_{\text{G}} = \sum U_{\text{i}} \)) s'applique sans équivoque.
  • Afin de relier les grandeurs tension/courant et de caractériser la structure matérielle des phares, la loi d'Ohm (\( U = R \times I \)) est convoquée.
2. Développements Mathématiques Formels

La démonstration mathématique est construite à partir des données sources expérimentales suivantes : \( I_{\text{G}} = 0,20 \text{ A} \), \( U_{\text{G}} = 12,0 \text{ V} \) et \( U_{\text{L1}} = 4,0 \text{ V} \).

2.1. Calcul du courant pour la Lampe 1
Équation de référence inversée :\( I_{\text{L1}} = I_{\text{G}} \)
Application chiffrée :\( I_{\text{L1}} = 0,20 \)
Intensité L1 :\( 0,20 \text{ A} \)
2.2. Calcul du courant pour la Lampe 2
Équation de référence inversée :\( I_{\text{L2}} = I_{\text{G}} \)
Application chiffrée :\( I_{\text{L2}} = 0,20 \)
Intensité L2 :\( 0,20 \text{ A} \)
2.3. Isoler la tension active aux bornes de la seconde lampe (L2)
Modèle algébrique inversé :\( U_{\text{L2}} = U_{\text{G}} - U_{\text{L1}} \)
Application chiffrée :\( U_{\text{L2}} = 12,0 - 4,0 \)
Potentiel calculé :\( 8,0 \text{ V} \)
2.4. Déduction de la résistance ohmique inhérente au premier phare (L1)
Règle de proportionnalité d'Ohm :\( R_{\text{1}} = \frac{U_{\text{L1}}}{I_{\text{L1}}} \)
Application chiffrée :\( R_{\text{1}} = \frac{4,0}{0,20} \)
Coefficient Ohmique :\( 20 \text{ } \Omega \)
2.5. Résistance de L2 et justification du déséquilibre énergétique (Final)
Règle de proportionnalité d'Ohm :\( R_{\text{2}} = \frac{U_{\text{L2}}}{I_{\text{L2}}} \)
Application chiffrée :\( R_{\text{2}} = \frac{8,0}{0,20} \)
Résultat Paramétrique Final :\( 40 \text{ } \Omega \)
3. Phrase de Synthèse et Décision Finale
RAPPORT D'ANALYSE DÉFINITIF VALIDÉ
✅ LA PROBLÉMATIQUE A ÉTÉ RIGOUREUSEMENT ÉLUCIDÉE

Les résultats de notre protocole démontrent que les ampoules ne sont pas technologiquement identiques.

La résistance du composant L2 (\( 40 \text{ } \Omega \)) s'avérant supérieure au double de celle de L1 (\( 20 \text{ } \Omega \)), elle absorbe proportionnellement une force électromotrice double sous \( 8,0 \text{ V} \).

Cette asymétrie de conception est la cause directe de l'éclat intensifié. Le système électrique est cohérent.

Tension et Courant dans un Circuit Série