Analyse du mouvement d'un projectile
Étude de Cas Physique-Chimie Seconde : Analyse du Mouvement d’un Projectile
NIVEAU : SECONDE DOMAINE : MÉCANIQUE THÈME : MOUVEMENT D’UN PROJECTILE

Analyse du Mouvement d’un Projectile : le Lancer de Javelot

Trajectoire parabolique & indépendance des mouvements
⏱️
Temps Estimé 55 min
🧠
Prérequis Trigonométrie (cos, sin) • Vecteurs • Deuxième loi de Newton
1. Présentation de la Situation SITUATION EXPÉRIMENTALE
📋
🚨 Message Urgent / Note de Service

Objet : Analyse balistique demandée avant la compétition de samedi ! 🏟️ Bonjour ! Je suis l’entraîneur du club d’athlétisme du lycée. Notre meilleur athlète prépare le concours de lancer de javelot et je dois optimiser sa technique. Le radar de mesure du stade est en panne, impossible de mesurer la trajectoire directement… J’ai donc besoin de vous, jeune physicien-chimiste ⚛️, pour prédire par le calcul la hauteur maximale et la distance du lancer !

  • 📧 Expéditeur : L’entraîneur du club d’athlétisme du lycée, section lancer de javelot 🏃
  • ⏰ L’urgence : La compétition régionale a lieu samedi et le radar de mesure est hors service : seule la physique peut fournir les chiffres maintenant !
  • 🎯 L’attente : Prédire, équations à l’appui, où et à quelle hauteur volera le javelot avant même qu’il ne quitte la main de l’athlète !
📝 Contexte de l’Étude & Enjeux
🌸
✨

🌟 Le Contexte : En physique, l’étude du mouvement d’un projectile est un grand classique de la mécanique du point. Qu’il s’agisse d’un ballon de basket 🏀, d’un boulet de canon ou de notre javelot 🎯, les principes sont exactement les mêmes ! Un athlète lance un javelot depuis l’origine d’un repère avec une vitesse initiale \( v_0 = 20 \text{ m} \cdot \text{s}^{-1} \) faisant un angle \( \alpha = 30^\circ \) avec l’horizontale. En négligeant les frottements de l’air, la seule force qui agit pendant le vol est le poids : la trajectoire est alors une parabole parfaitement prévisible. Notre enjeu : décomposer ce mouvement à deux dimensions en deux mouvements simples à une dimension, puis en tirer la hauteur maximale (la flèche) et la distance du lancer (la portée). C’est la méthode reine du scientifique : simplifier un problème complexe en le découpant en morceaux faciles ! 🚀

⚗️ Les Points Clés de la Situation

Pour avancer sereinement, voici les éléments fondamentaux que vous devez avoir à l’esprit. Gardez un œil attentif sur ces critères déterminants :

  • 🏹
    Enjeu Principal : Le javelot est modélisé par un point matériel lancé depuis l’origine \( O(0\,;0) \) du repère. Sa trajectoire ne dépend que de \( v_0 \), de \( \alpha \) et de la pesanteur.
  • 📐
    Environnement : On néglige la résistance de l’air et on considère le champ de pesanteur uniforme : \( g = 9{,}8 \text{ m} \cdot \text{s}^{-2} \), dirigé vers le bas.
  • 🎯
    L’objectif final : Prédire la flèche \( H \) et la portée \( D \) du lancer. Si le calcul est faux, l’entraîneur réglera le mauvais angle de lancer et la compétition sera compromise !
  • 💡
    L’astuce du physicien-chimiste : N’hésitez pas à faire de petits croquis ! Tracez le repère, le vecteur \( \vec{v_0} \) et ses deux composantes : le visuel aide toujours à débloquer des situations complexes. 🖍️
🏟️ SCHÉMA DE LA SITUATION
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📌
TRIBUNES PISTE D’ÉLAN PELOUSE (TERRAIN DE CHUTE) ZONE DE RÉCEPTION x y O v₀ α = 30° H = ? (flèche) D = ? (portée) g 📋 Données du lancer : v₀ = 20 m·s⁻¹  •  α = 30°  •  g = 9,8 m·s⁻² Frottements de l’air négligés — lancer depuis O(0 ; 0) Schéma illustratif — échelle verticale dilatée (non à l’échelle)
🎯
🏹
Votre Mission (Si vous l’acceptez) :

Vous êtes le conseiller scientifique officiel du club ! 🥼 Votre travail : mener l’analyse balistique complète du lancer, du vecteur vitesse initial jusqu’au point de chute, en exploitant le principe d’indépendance des mouvements (horizontal uniforme ↔ vertical uniformément accéléré).

  • 🏹 Le grand défi : Transformer un vol de javelot en équations horaires \( x(t) \) et \( y(t) \), puis en extraire la flèche \( H \) et la portée \( D \).
  • 📐 Votre rôle : Décomposer \( \vec{v_0} \) en composantes \( v_{0x} \) et \( v_{0y} \), établir les équations du mouvement, puis calculer et vérifier chaque résultat numérique.
📐 PLAN DE REPÉRAGE
📌
📌
x (m) y (m) O v₀ v0x = ? v0y = ? α = 30° H (flèche) = ? D (portée) = ? g Schéma illustratif — échelle verticale dilatée (non à l’échelle)
📋
Résultats Attendus (Checklist) :
  • ✅ Les deux composantes du vecteur vitesse initiale : \( v_{0x} \) (horizontale 👉) et \( v_{0y} \) (verticale ☝️), calculées par projection trigonométrique.
  • ✅ Les équations horaires \( x(t) \) et \( y(t) \), établies proprement à partir de la deuxième loi de Newton 📜.
  • ✅ Le temps de montée \( t_H \) et la hauteur maximale \( H \) (la flèche 🏔️), avec une vérification par formule directe.
  • ✅ Le temps de vol total \( t_D \) et la portée \( D \) du lancer 🎯, c’est-à-dire la distance horizontale au point de chute (\( y = 0 \)).
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🚨
Alerte de Dernière Minute (Optionnel)

Coup de théâtre au stade ! 😱 L’entraîneur vient de rappeler : le jury de la compétition exige un dossier technique chiffré pour valider la zone de sécurité du concours. Vos calculs ne serviront donc pas seulement à la performance… ils garantiront aussi que personne ne se trouve dans la zone de chute du javelot !

  • 😱 Le problème inattendu : Sans valeur fiable de la portée \( D \), impossible de délimiter la zone de réception réglementaire.
  • ⚡ Conséquence immédiate : Un calcul faux de quelques mètres et c’est la sécurité du public qui est en jeu : votre rigueur est non négociable !
2. Données Expérimentales & Constantes

Le lancer est étudié dans un repère cartésien \( (O\,;x\,;y) \) : l’axe \( (Ox) \) est horizontal, l’axe \( (Oy) \) est vertical et orienté vers le haut. Le javelot quitte la main de l’athlète au point \( O(0\,;0) \) à l’instant \( t = 0 \). Toutes les grandeurs utiles à l’étude sont rassemblées ci-dessous. 🔬

📚 Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)

Retrouvez ici les formules principales pour cet exercice. Ne les apprenez pas par cœur, comprenez comment les appliquer !

  • Composante horizontale de la vitesse \( v_{0x} = v_0 \cos(\alpha) \)
  • Composante verticale de la vitesse \( v_{0y} = v_0 \sin(\alpha) \)
  • Équation horaire horizontale (mouvement uniforme) \( x(t) = v_{0x} \cdot t \)
  • Équation horaire verticale (mouvement uniformément accéléré) \( y(t) = -\dfrac{1}{2} g t^2 + v_{0y} \cdot t \)
  • Condition au sommet de la trajectoire \( v_y(t_H) = 0 \)
  • Condition au point de chute (sol plat) \( y(t_D) = 0 \)
📋
Hypothèses et Paramètres de l’Étude
🏹 PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME / DES MATÉRIAUX
Symbole Description Valeur Unité
\( v_0 \) Vitesse initiale du javelot (norme du vecteur \( \vec{v_0} \)) 📜 Mesure d’entraînement 20 \( \text{m} \cdot \text{s}^{-1} \)
\( \alpha \) Angle de lancement par rapport à l’horizontale 30 degrés (°)
📍
Conditions initiales du lancer
  • Position de départ : \( x_0 = \mathbf{0} \text{ m} \quad ; \quad y_0 = \mathbf{0} \text{ m} \)
  • Instant initial : \( t_0 = \mathbf{0} \text{ s} \)
⬇️ CONTRAINTES, SOLLICITATIONS ET ACTIONS
Symbole Description Valeur Unité
\( g \) Accélération de la pesanteur terrestre 📜 Constante terrestre 9,8 \( \text{m} \cdot \text{s}^{-2} \)
\( \vec{P} \) Poids du javelot : seule force appliquée pendant le vol (chute libre) \( m \cdot g \) N
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Hypothèses simplificatrices du modèle
  • Frottements de l’air : \( \vec{f} = \vec{0} \) (résistance de l’air négligée)
  • Champ de pesanteur : \( \vec{g} \) uniforme, vertical, dirigé vers le bas
📊 Documents Ressources (Tables, Abaques & Constantes)

Servez-vous des documents ci-dessous pour extraire les constantes et valeurs tabulées nécessaires à votre résolution.

📌 Valeurs trigonométriques des angles remarquables
Angle \( \alpha \) \( \cos(\alpha) \)
30° \( \sqrt{3}/2 \approx 0{,}866 \) — et \( \sin(30^\circ) = 1/2 = 0{,}5 \)
45° \( \sqrt{2}/2 \approx 0{,}707 \) — et \( \sin(45^\circ) \approx 0{,}707 \)
60° \( 1/2 = 0{,}5 \) — et \( \sin(60^\circ) \approx 0{,}866 \)
📉 Abaque / Diagramme (Optionnel)
Repère utile : dans le vide, la portée d’un projectile lancé du sol est maximale pour un angle de 45°. Deux angles complémentaires (par exemple 30° et 60°) donnent la même portée, mais des flèches différentes.

3. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé

Afin de mener une démarche scientifique rigoureuse et cohérente, nous procédons selon les étapes méthodiques détaillées ci-dessous.

1

Question 1 : Décomposer le vecteur vitesse initiale

🏷️ Analyser ⏱️ 10 min | ⭐ Facile
🎯 But de l’étape : Transformer le problème à deux dimensions en deux problèmes à une dimension : tout le reste de l’exercice repose sur ces deux composantes !
Énoncé Q1 : Déterminer les composantes \( v_{0x} \) et \( v_{0y} \) du vecteur vitesse initiale \( \vec{v_0} \). 📐 On donnera les expressions littérales puis les valeurs numériques arrondies au centième.
💡 Besoin d’un indice ? (Niveau 1)

Dessinez le triangle rectangle formé par \( \vec{v_0} \) (l’hypoténuse) et ses deux projections sur les axes. Quel côté est adjacent à l’angle \( \alpha \) ? Quel côté est opposé ?

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

Utilisez \( v_{0x} = v_0 \cos(\alpha) \) et \( v_{0y} = v_0 \sin(\alpha) \), avec \( \cos(30^\circ) \approx 0{,}866 \) et \( \sin(30^\circ) = 0{,}5 \). Attendez-vous à \( v_{0x} \approx 17{,}32 \text{ m/s} \).

2

Question 2 : Établir les équations horaires de la position

🏷️ Raisonner ⏱️ 15 min | ⭐⭐ Moyen
🎯 But de l’étape : Obtenir les fonctions \( x(t) \) et \( y(t) \) qui décrivent la position du javelot à chaque instant : c’est la « carte d’identité » complète de la trajectoire.
Énoncé Q2 : En appliquant la deuxième loi de Newton au javelot en chute libre ⚛️, établir les équations horaires de la position \( x(t) \) et \( y(t) \). On donnera d’abord les expressions littérales, puis les expressions numériques.
💡 Besoin d’un indice ? (Niveau 1)

Pendant le vol, la seule force est le poids. Que vaut alors l’accélération sur chaque axe ? Souvenez-vous : horizontalement il ne se passe rien, verticalement la gravité freine puis fait retomber.

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

Avec \( a_x = 0 \) et \( a_y = -g \), on obtient \( x(t) = v_{0x} \, t \) et \( y(t) = -\frac{1}{2} g t^2 + v_{0y} \, t \). Injectez ensuite les valeurs de la Question 1.

3

Question 3 : Calculer la hauteur maximale (la flèche)

🏷️ Calculer ⏱️ 15 min | ⭐⭐ Moyen
🎯 But de l’étape : Exploiter une condition physique (la vitesse verticale s’annule au sommet) pour extraire une information concrète : l’altitude maximale du javelot.
Énoncé Q3 : Calculer le temps de montée \( t_H \) nécessaire pour atteindre le sommet de la trajectoire, puis en déduire la hauteur maximale \( H \) (appelée flèche 🏔️). Vérifier le résultat avec la formule directe \( H = \dfrac{v_{0y}^2}{2g} \).
💡 Besoin d’un indice ? (Niveau 1)

Au sommet, le javelot arrête de monter : sa vitesse verticale est nulle (mais pas sa vitesse horizontale !). Écrivez \( v_y(t_H) = 0 \) et isolez \( t_H \).

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

Avec \( v_y(t) = -g t + v_{0y} \), on trouve \( t_H = v_{0y}/g \approx 1{,}02 \text{ s} \). Reportez ensuite cette valeur dans \( y(t) \) pour obtenir \( H \).

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Question 4 (Finale) : Calculer la portée du lancer

🏷️ Valider ⏱️ 15 min | ☠️ BOSS
🎯 But de l’étape : Combiner tout le travail précédent : résoudre \( y(t) = 0 \) pour trouver le temps de vol, puis l’injecter dans \( x(t) \). C’est l’illustration parfaite de l’indépendance des mouvements !
L’épreuve du jury : C’est LE chiffre que l’entraîneur et le jury attendent : la distance officielle du lancer, celle qui délimite aussi la zone de sécurité du concours.
👉 Calculer le temps de vol total \( t_D \), puis la portée \( D \) du lancer (distance horizontale parcourue lorsque le javelot retombe au sol, \( y = 0 \)).
💡 Besoin d’un indice ? (Niveau 1)

L’équation \( y(t) = 0 \) se factorise : \( t \left( -\frac{1}{2} g t + v_{0y} \right) = 0 \). Elle a deux solutions : laquelle correspond au départ, laquelle à l’arrivée ?

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

Sur sol plat, la trajectoire est symétrique : \( t_D = 2 \, t_H \approx 2{,}04 \text{ s} \). La portée vaut alors \( D = v_{0x} \times t_D \).

🛑

Sas de Préparation

Avant de consulter la correction détaillée, assurez-vous d’avoir pris le temps de chercher. La vraie progression se trouve dans la réflexion, pas dans la lecture passive !

📝 Brouillon prêt 📐 Calculatrice ON 🧠 Neurones chauds
DÉMARCHE DE RÉSOLUTION

Analyse du Mouvement d’un Projectile

1
Question 1 : Décomposer le vecteur vitesse initiale
🧠
💡
Dans la tête du physicien-chimiste

« Un vecteur vitesse incliné, c’est deux informations en une : une poussée vers l’avant ➡️ et une poussée vers le haut ⬆️. Mon premier réflexe est donc de séparer ces deux effets, car chacun obéira ensuite à sa propre loi du mouvement. C’est le geste fondateur de toute l’étude ! »

  • 🔎 Observation : Le vecteur \( \vec{v_0} \) fait un angle \( \alpha = 30^\circ \) avec l’horizontale : il possède donc à la fois une composante horizontale et une composante verticale.
  • 🤔 Analyse du risque : Le danger n°1 est d’inverser sinus et cosinus, ou de calculer avec une calculatrice en mode radians : tout l’exercice serait alors faux en cascade !
  • ✅ Choix stratégique : La projection trigonométrique dans le triangle rectangle formé par \( \vec{v_0} \) et les axes : méthode exacte, rapide et universelle.
  • 💡 Alternative : Une mesure graphique sur un schéma à l’échelle serait possible, mais elle est écartée : trop imprécise pour un dossier technique chiffré.
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir \( v_{0x} \) et \( v_{0y} \), les conditions initiales indispensables aux équations horaires de la Question 2.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( v_{0x} \approx 17{,}32 \text{ m} \cdot \text{s}^{-1} \quad ; \quad v_{0y} = 10{,}0 \text{ m} \cdot \text{s}^{-1} \)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l’étape :
  • 🔸 \( v_0 \) = 20 m/s (norme du vecteur vitesse initiale)
  • 🔸 \( \alpha \) = 30 ° (angle de lancement, mode degrés !)
  • 🔸 \( \cos(30^\circ) \) = 0,866 (sans unité) (valeur exacte : \( \sqrt{3}/2 \))
  • 🔸 \( \sin(30^\circ) \) = 0,5 (sans unité) (valeur exacte : \( 1/2 \))
Rappel Théorique : la Projection d’un Vecteur

Un vecteur, c’est une flèche qui porte deux informations : une norme (sa longueur, ici 20 m/s) et une direction (ici 30° au-dessus de l’horizontale). Pour l’étudier facilement, on le remplace par ses deux ombres 🔦 : son ombre au sol (composante horizontale) et son ombre sur un mur vertical (composante verticale).

  • Le triangle rectangle : \( \vec{v_0} \) est l’hypoténuse ; ses projections sur les axes forment les deux côtés de l’angle droit.
  • Côté adjacent → cosinus : la composante horizontale \( v_{0x} \) est le côté adjacent à \( \alpha \), d’où \( v_{0x} = v_0 \cos(\alpha) \).
  • Côté opposé → sinus : la composante verticale \( v_{0y} \) est le côté opposé à \( \alpha \), d’où \( v_{0y} = v_0 \sin(\alpha) \).
  • Le test de cohérence : si \( \alpha \) est petit (lancer tendu), \( v_{0x} \) doit être proche de \( v_0 \) et \( v_{0y} \) petit ; si \( \alpha \) est proche de 90° (lancer vertical), c’est l’inverse.
  • La vérification de Pythagore : on doit toujours retrouver \( v_{0x}^2 + v_{0y}^2 = v_0^2 \) : un excellent moyen de détecter une erreur !
📐 Équations Fondamentales

Deux formules de projection suffisent pour cette étape. Elles découlent directement de la trigonométrie du triangle rectangle.

Composante horizontale :

Elle mesure la « poussée vers l’avant » du lancer : c’est elle qui fera avancer le javelot vers la zone de chute.

💡 Pourquoi cette formule ?

Le cosinus relie l’hypoténuse au côté adjacent de l’angle. Comme \( v_{0x} \) est « collée » à l’angle \( \alpha \), c’est forcément le cosinus qui intervient. 📐

  • 📐 Contexte de validité : \( \alpha \) doit être mesuré par rapport à l’horizontale (sinon, sinus et cosinus s’échangent !).
  • 🏹 Avantage : Une seule multiplication donne une valeur exacte, sans construction graphique.
  • ⚙️ Paramètre clé : L’angle \( \alpha \) : quelques degrés d’écart modifient sensiblement le partage entre les deux composantes.
  • 🔍 Vérification : Pour \( \alpha = 30^\circ \), on doit trouver \( v_{0x} > v_{0y} \) car le lancer est plus « tendu » que « cloche ».
  • ⚠️ Limite : La formule projette la vitesse initiale uniquement : elle ne dit rien de la vitesse aux instants suivants.
\[ \begin{aligned} v_{0x} = v_0 \cos(\alpha) \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Elle répond à la question : « sur les 20 m/s du lancer, quelle part sert à avancer ? » 🔬 Plus l’angle est petit, plus le cosinus est proche de 1, et plus la vitesse est « investie » dans l’avancée horizontale. ⚛️
Décomposition des termes :
  • \( v_{0x} \) : composante horizontale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( v_0 \) : norme (longueur) du vecteur vitesse initiale, unité : m/s
  • \( \cos(\alpha) \) : cosinus de l’angle de lancement, unité : sans unité
  • \( \alpha \) : angle entre \( \vec{v_0} \) et l’horizontale, unité : degré (°)
Composante verticale :

Elle mesure la « poussée vers le haut » du lancer : c’est elle qui lutte contre la gravité et détermine la hauteur atteinte.

💡 Pourquoi cette formule ?

Le sinus relie l’hypoténuse au côté opposé de l’angle. La composante verticale \( v_{0y} \) fait face à l’angle \( \alpha \) : c’est donc le sinus qui s’impose. 📐

  • 📐 Contexte de validité : Même convention que précédemment : \( \alpha \) mesuré depuis l’horizontale.
  • 🏹 Avantage : Avec \( \sin(30^\circ) = 0{,}5 \) exactement, le calcul est immédiat et sans arrondi.
  • ⚙️ Paramètre clé : \( v_{0y} \) pilote toute la partie verticale du problème : flèche ET temps de vol en dépendent.
  • 🔍 Vérification : Pythagore : \( \sqrt{17{,}32^2 + 10{,}0^2} \approx \sqrt{400} = 20 \text{ m/s} \) ✔️ on retrouve bien \( v_0 \).
  • ⚠️ Limite : \( v_{0y} \) n’est valable qu’à \( t = 0 \) : dès le départ, la gravité la fait diminuer.
\[ \begin{aligned} v_{0y} = v_0 \sin(\alpha) \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Elle répond à la question : « sur les 20 m/s du lancer, quelle part sert à monter ? » 🔬 Plus l’angle est grand, plus le sinus grandit, et plus le javelot part en chandelle. ⚛️
Décomposition des termes :
  • \( v_{0y} \) : composante verticale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( v_0 \) : norme du vecteur vitesse initiale, unité : m/s
  • \( \sin(\alpha) \) : sinus de l’angle de lancement, unité : sans unité
  • \( \alpha \) : angle entre \( \vec{v_0} \) et l’horizontale, unité : degré (°)

!
L’Erreur Classique (Le Piège)

« Beaucoup d’étudiants font l’erreur de calculer avec une calculatrice en mode radians, ou d’inverser sinus et cosinus… »

✅ L’approche scientifique : Prenez 10 secondes avant de taper le moindre calcul pour verrouiller ces deux points : le mode angulaire de la calculatrice et le rôle de chaque fonction trigonométrique. 🧮
  • L’erreur : En mode radians, \( \cos(30) \approx 0{,}154 \) au lieu de \( 0{,}866 \) : le résultat devient complètement faux sans aucun message d’erreur !
  • La bonne méthode : Vérifier que l’écran affiche DEG, puis associer : adjacent → cos, opposé → sin.
  • L’astuce de pro : Tester \( \sin(30^\circ) \) : si la calculatrice ne renvoie pas exactement 0,5, le mode est mauvais !
  • Le moyen mnémotechnique : « CAH-SOH » : Cosinus = Adjacent / Hypoténuse ; Sinus = Opposé / Hypoténuse.
  • L’impact direct : Des composantes justes dès le départ, donc des équations horaires fiables pour toute la suite de l’exercice.
Exécution de la Démarche de Résolution
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( v_0 \) : déjà en m/s (unité SI), aucune conversion nécessaire
  • \( \alpha \) : en degrés — vérifier le mode DEG de la calculatrice
  • \( \cos(\alpha) \) et \( \sin(\alpha) \) : sans unité — les composantes gardent donc l’unité de \( v_0 \)

Aucune conversion à faire ici : toutes les données sont déjà exprimées dans les unités du Système International. 📐 Il ne reste qu’à appliquer proprement les deux projections.

1. Résolution Numérique Calcul de la composante horizontale \( v_{0x} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C’est la vitesse d’avancée du javelot : elle restera constante pendant tout le vol et servira directement au calcul de la portée (Question 4).

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique la formule de projection en remplaçant chaque lettre par sa valeur, dans l’ordre et sans sauter d’étape. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( v_0 = 20 \text{ m/s} \) et \( \alpha = 30^\circ \) dans \( v_{0x} = v_0 \cos(\alpha) \).
  • 📐 Piège évité : Mode degrés contrôlé : \( \cos(30^\circ) \approx 0{,}866 \) (et non 0,154 !).
  • 📋 Hypothèse validée : L’angle est bien mesuré depuis l’horizontale, conformément au schéma de repérage.
  • ⚙️ Vérification croisée : \( 0{,}866 < 1 \) donc \( v_{0x} < v_0 \) : une projection est toujours plus courte que le vecteur !
  • 🎯 Finalité : Cette valeur alimente l’équation \( x(t) \) de la Question 2 puis le calcul de la portée en Question 4.
\[ \begin{aligned} v_{0x} &= v_0 \times \cos(\alpha) \\ &= 20 \times \cos(30^\circ) \\ &= 20 \times 0{,}866 \\ &= \mathbf{17{,}32} \text{ m} \cdot \text{s}^{-1} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Le javelot avance à environ 17,3 m/s, soit à peu près 62 km/h : l’ordre de grandeur d’une voiture en ville. 🚗

  • ✅ Ordre de grandeur : 17,32 m/s est bien inférieur à 20 m/s : cohérent pour une projection.
  • 🏹 Impact sur la suite : Cette vitesse restant constante, chaque seconde de vol fera gagner 17,32 m de distance.
  • 🔍 Cohérence : À 30°, le lancer est plus « tendu » que « cloche » : logique que \( v_{0x} \) domine.
  • ⚠️ Attention : On conserve 17,32 (deux décimales) pour limiter les erreurs d’arrondi dans les calculs suivants.
  • 📊 Comparaison : \( v_{0x} \approx 0{,}87 \, v_0 \) : environ 87 % de la vitesse sert à avancer.

💡 Remarque pédagogique : La valeur exacte est \( v_{0x} = 20 \times \frac{\sqrt{3}}{2} = 10\sqrt{3} \approx 17{,}32 \text{ m/s} \) : connaître les angles remarquables permet d’aller plus vite et de vérifier son résultat.

Calcul de la composante verticale \( v_{0y} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C’est la vitesse d’ascension initiale : elle déterminera la hauteur maximale (Question 3) et le temps de vol (Question 4).

⚙️ Méthodologie du calcul :

Même démarche que pour \( v_{0x} \), mais avec le sinus cette fois : la composante verticale fait face à l’angle. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( v_0 = 20 \text{ m/s} \) et \( \alpha = 30^\circ \) dans \( v_{0y} = v_0 \sin(\alpha) \).
  • 📐 Piège évité : Pas de confusion sin/cos : la composante opposée à l’angle utilise le sinus.
  • 📋 Hypothèse validée : \( \sin(30^\circ) = 0{,}5 \) est une valeur exacte : aucun arrondi introduit ici.
  • ⚙️ Vérification croisée : Pythagore : \( 17{,}32^2 + 10{,}0^2 \approx 300 + 100 = 400 = 20^2 \) ✔️
  • 🎯 Finalité : \( v_{0y} \) entre dans \( y(t) \) et donnera \( t_H = v_{0y}/g \) à la Question 3.
\[ \begin{aligned} v_{0y} &= v_0 \times \sin(\alpha) = 20 \times \sin(30^\circ) = 20 \times 0{,}5 = \mathbf{10{,}0} \text{ m} \cdot \text{s}^{-1} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Le javelot démarre son ascension à 10 m/s exactement : la moitié de sa vitesse totale, puisque \( \sin(30^\circ) = 1/2 \). ✨

  • ✅ Ordre de grandeur : 10 m/s vers le haut : de quoi monter quelques mètres avant que la gravité ne l’arrête.
  • 🏹 Impact sur la suite : Cette valeur ronde simplifiera agréablement tous les calculs des Questions 3 et 4.
  • 🔍 Cohérence : \( v_{0y} < v_{0x} \) : conforme à un angle de lancement inférieur à 45°.
  • ⚠️ Attention : Contrairement à \( v_{0x} \), cette composante va diminuer de 9,8 m/s à chaque seconde de montée !
  • 📊 Comparaison : \( v_{0y} = 0{,}5 \, v_0 \) : exactement 50 % de la vitesse sert à monter.

💡 Remarque pédagogique : Retenez ce réflexe de contrôle : si l’angle diminue vers 0°, \( v_{0y} \) doit tendre vers 0 (lancer horizontal) ; s’il augmente vers 90°, \( v_{0x} \) doit tendre vers 0 (lancer vertical).

📐 SCHÉMA — COMPOSANTES CALCULÉES
x y O α = 30° v0 = 20 m·s⁻¹ v0x = 17,32 m·s⁻¹ v0y = 10,0 m·s⁻¹ ✓ Contrôle (Pythagore) : √(17,32² + 10,0²) ≈ √400 = 20 m·s⁻¹
✨
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RÉSULTAT FINAL
\( v_{0x} \approx \) 17,32 m/s  •  \( v_{0y} = \) 10,0 m/s
« Ce résultat sera crucial pour l’étape suivante ! »
🌿
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Le mot de la fin (Au laboratoire)

« Le problème en deux dimensions vient d’être coupé en deux : une avancée régulière à 17,32 m/s d’un côté, une ascension freinée par la gravité de l’autre. Chacune vivra désormais sa propre vie, et c’est exactement ce qui rend la suite si simple ! »

  • 🏹 Conséquence pratique : On peut maintenant traiter séparément l’axe horizontal et l’axe vertical, sans jamais les mélanger.
  • 👷 Action corrective : Consigner les valeurs \( v_{0x} \approx 17{,}32 \text{ m/s} \) et \( v_{0y} = 10{,}0 \text{ m/s} \) : elles serviront à chaque question suivante.
  • 📅 Délai : Étape rapide mais fondatrice : une erreur ici se propagerait à toute l’étude.
  • 💰 Coût : Deux multiplications seulement : le meilleur rapport effort/importance de l’exercice !
  • 🤝 Communication : Signaler à l’entraîneur que 87 % de la vitesse sert à avancer et 50 % à monter : l’angle influence directement ce partage.
🏹
🤔
Et si… ? (Analyse de Sensibilité)

Et si l’athlète lançait à 45° au lieu de 30°, avec la même vitesse de 20 m/s ? 🤸

  • 🔄 Modification : \( \alpha = 45^\circ \) au lieu de 30°, à \( v_0 = 20 \text{ m/s} \) constant.
  • 📈 Nouvel Impact : \( v_{0x} = v_{0y} = 20 \times 0{,}707 \approx 14{,}14 \text{ m/s} \) : le partage devient parfaitement équilibré.
  • 💡 Conclusion : À 45°, la portée théorique dans le vide est maximale : c’est l’angle « idéal » du modèle sans frottements.
  • 📐 Bénéfice/Risque : On gagne en distance, mais le javelot monte plus haut et vole plus longtemps : plus sensible au vent réel.
  • 🔮 Perspective : En vrai, les lanceurs visent plutôt 35-40° : hauteur de lâcher et aérodynamique du javelot modifient l’optimum !
2
Question 2 : Établir les équations horaires de la position
🧠
💡
Dans la tête du physicien-chimiste

« Je veux savoir où est le javelot à chaque instant. La recette est toujours la même en mécanique : je pars des forces (Newton), j’en déduis l’accélération, puis je remonte à la vitesse et enfin à la position. Une véritable chaîne de déduction ! ⛓️ »

  • 🔎 Observation : Pendant le vol, le javelot n’est soumis qu’à son poids \( \vec{P} = m\vec{g} \) : c’est une chute libre au sens de la physique.
  • 🤔 Analyse du risque : Les deux pièges mortels : oublier le signe moins devant \( g \) (axe vertical vers le haut !) et oublier le facteur ½ devant \( g t^2 \).
  • ✅ Choix stratégique : Appliquer la deuxième loi de Newton, projeter sur chaque axe, puis « remonter » de l’accélération à la position.
  • 💡 Alternative : Réciter les équations « toutes faites » par cœur… écarté : sans la démonstration, impossible de s’adapter si l’énoncé change (lancer depuis une falaise, par exemple).
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir le couple \( x(t) \), \( y(t) \) : la description complète de la trajectoire, socle des Questions 3 et 4.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( x(t) = 17{,}32 \, t \quad ; \quad y(t) = -4{,}9 \, t^2 + 10{,}0 \, t \)  (unités SI)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l’étape :
  • 🔸 \( v_{0x} \) = 17,32 m/s (résultat de la Question 1)
  • 🔸 \( v_{0y} \) = 10,0 m/s (résultat de la Question 1)
  • 🔸 \( g \) = 9,8 m/s² (accélération de la pesanteur)
  • 🔸 \( x_0 = y_0 \) = 0 m (lancer depuis l’origine du repère)
Rappel Théorique : le Principe d’Indépendance des Mouvements

C’est l’idée géniale de cette étude, due à Galilée 🔭 : le mouvement d’un projectile est la superposition de deux mouvements qui s’ignorent totalement l’un l’autre. On peut donc les étudier séparément !

  • Horizontalement : aucune force n’agit (frottements négligés) → accélération nulle → mouvement rectiligne uniforme : \( x(t) = v_{0x} \, t \).
  • Verticalement : seul le poids agit → accélération constante \( a_y = -g \) → mouvement rectiligne uniformément accéléré.
  • La deuxième loi de Newton : \( \Sigma \vec{F} = m\vec{a} \). Avec le poids seul : \( m\vec{a} = m\vec{g} \), donc \( \vec{a} = \vec{g} \) — la masse disparaît !
  • De l’accélération à la position : on « remonte la chaîne » : l’accélération donne la vitesse \( v_y(t) = -gt + v_{0y} \), qui donne la position \( y(t) = -\frac{1}{2}gt^2 + v_{0y}t \).
  • Les conditions initiales : les constantes qui apparaissent à chaque étape sont fixées par l’état de départ : vitesse \( (v_{0x}\,; v_{0y}) \) et position \( (0\,;0) \).
📐 Équations Fondamentales

Les deux équations horaires ci-dessous constituent la « carte d’identité » du mouvement : l’une décrit l’avancée, l’autre l’altitude.

Équation horaire horizontale :

Elle donne la distance parcourue vers l’avant à l’instant \( t \) : un simple produit « vitesse × temps ».

💡 Pourquoi cette formule ?

Sur l’axe horizontal, aucune force ne pousse ni ne freine le javelot : sa vitesse \( v_{0x} \) reste constante, et la distance croît proportionnellement au temps. 🛤️

  • 📐 Contexte de validité : Frottements de l’air négligés : sans cette hypothèse, \( v_x \) diminuerait au cours du vol.
  • 🏹 Avantage : Une équation linéaire, la plus simple de toute la physique : distance = vitesse × temps.
  • ⚙️ Paramètre clé : \( v_{0x} \) : c’est le « rendement » horizontal du lancer calculé en Question 1.
  • 🔍 Vérification : À \( t = 0 \), on doit retrouver \( x = 0 \) : le javelot part bien de l’origine. ✔️
  • ⚠️ Limite : Valable uniquement pendant le vol : dès que le javelot touche le sol, l’équation ne décrit plus rien !
\[ \begin{aligned} x(t) = v_{0x} \cdot t \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Chaque seconde, le javelot avance de la même distance (17,32 m) : vu du dessus, son ombre au sol se déplace à vitesse parfaitement régulière, comme un coureur sur une piste. 🔬🏃
Décomposition des termes :
  • \( x(t) \) : abscisse (position horizontale) à l’instant \( t \), unité : m
  • \( v_{0x} \) : composante horizontale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( t \) : durée écoulée depuis le lancer, unité : s
Équation horaire verticale :

Elle donne l’altitude à l’instant \( t \) : une compétition entre l’élan initial vers le haut et la gravité qui tire vers le bas.

💡 Pourquoi cette formule ?

La deuxième loi de Newton impose \( a_y = -g \) : en « remontant » deux fois cette accélération constante (accélération → vitesse → position), le terme caractéristique \( -\frac{1}{2} g t^2 \) apparaît naturellement. ⚛️

  • 📐 Contexte de validité : Champ de pesanteur uniforme et référentiel terrestre supposé galiléen pendant la durée du vol.
  • 🏹 Avantage : Un seul polynôme du second degré contient toute l’histoire verticale : montée, sommet, descente.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le signe moins devant \( \frac{1}{2} g t^2 \) : la gravité agit vers le bas alors que l’axe pointe vers le haut.
  • 🔍 Vérification : À \( t = 0 \) : \( y = 0 \) ✔️ ; aux petits instants, \( y \) augmente (le terme en \( t \) domine) ✔️.
  • ⚠️ Limite : Sans frottements uniquement : avec l’air, la trajectoire réelle n’est plus une parabole symétrique.
\[ \begin{aligned} y(t) = -\frac{1}{2} g t^2 + v_{0y} \cdot t \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Deux effets s’affrontent 🥊 : le terme \( +v_{0y} t \) (l’élan du lancer qui fait monter) et le terme \( -\frac{1}{2} g t^2 \) (la gravité qui fait retomber). Au début l’élan gagne, mais le terme en \( t^2 \) grossit de plus en plus vite… et finit toujours par l’emporter ! 🔬
Décomposition des termes :
  • \( y(t) \) : ordonnée (altitude) à l’instant \( t \), unité : m
  • \( g \) : accélération de la pesanteur (9,8), unité : m/s²
  • \( v_{0y} \) : composante verticale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( t \) : durée écoulée depuis le lancer, unité : s

!
L’Erreur Classique (Le Piège)

« Beaucoup d’étudiants font l’erreur d’écrire \( y(t) = -g t^2 + v_{0y} t \) (oubli du facteur ½) ou \( y(t) = +\frac{1}{2} g t^2 + v_{0y} t \) (oubli du signe moins)… »

✅ L’approche scientifique : Ces deux « détails » changent tout : sans le ½ la hauteur est divisée par deux, sans le signe moins le javelot… s’envole à l’infini ! 🚀
  • L’erreur : Écrire l’équation de mémoire, sans repasser par l’accélération : le ½ et le signe se perdent en route.
  • La bonne méthode : Toujours repartir de \( a_y = -g \), puis intégrer deux fois en ajoutant les conditions initiales à chaque étape.
  • L’astuce de pro : Contrôler l’homogénéité : \( \left[\text{m/s}^2\right] \times \left[\text{s}^2\right] = \left[\text{m}\right] \) ✔️ chaque terme de \( y(t) \) est bien une longueur.
  • Le moyen mnémotechnique : « MRU en x, MRUA en y » : uniforme là où il n’y a pas de force, accéléré là où le poids agit.
  • L’impact direct : Des équations justes ici garantissent des valeurs de flèche et de portée correctes dans les deux questions suivantes.
Exécution de la Démarche de Résolution
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( v_{0x} \) et \( v_{0y} \) : déjà en m/s — aucune conversion
  • \( g \) : déjà en m/s² — aucune conversion
  • \( t \) : exprimé en secondes dans toutes les équations → les positions sortiront en mètres

Tout est déjà en unités SI 📐 : la démarche consiste à dérouler la chaîne Newton → accélération → vitesse → position, axe par axe.

1. Résolution Numérique Établissement des équations littérales (Newton → position)

Pourquoi fait-on ce calcul ? La démonstration littérale garantit qu’on maîtrise l’origine des équations : indispensable pour les adapter à toute autre situation (falaise, angle différent…).

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique la deuxième loi de Newton, on projette sur les deux axes, puis on remonte deux fois vers la position. ⛓️

  • ⚙️ Substitution : Bilan des forces : poids seul → \( m\vec{a} = m\vec{g} \) → \( \vec{a} = \vec{g} \), soit \( a_x = 0 \) et \( a_y = -g \).
  • 📐 Piège évité : La masse s’est simplifiée : le mouvement ne dépend pas de la masse du javelot !
  • 📋 Hypothèse validée : Chute libre (frottements négligés) : le bilan des forces se réduit bien au poids.
  • ⚙️ Vérification croisée : En dérivant les positions obtenues, on doit retrouver les vitesses, puis les accélérations de départ. ✔️
  • 🎯 Finalité : Obtenir les formes littérales dans lesquelles injecter les valeurs numériques de la Question 1.
\[ \begin{aligned} \vec{a} = \vec{g} &\Rightarrow \begin{cases} a_x = 0 \\ a_y = -g \end{cases} \Rightarrow \begin{cases} v_x(t) = v_{0x} \\ v_y(t) = -g t + v_{0y} \end{cases} \\[4pt] &\Rightarrow \begin{cases} x(t) = v_{0x} \cdot t \\ y(t) = -\dfrac{1}{2} g t^2 + v_{0y} \cdot t \end{cases} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Les constantes d’intégration ont été fixées par les conditions initiales : vitesses \( (v_{0x}\,; v_{0y}) \) et position \( (0\,;0) \) à \( t = 0 \). 🎯

  • ✅ Ordre de grandeur : Pas encore de chiffres, mais la structure est là : linéaire en x, parabolique en y.
  • 🏹 Impact sur la suite : Ces deux formes littérales servent de moules : il n’y a plus qu’à y couler les valeurs numériques.
  • 🔍 Cohérence : \( v_x \) constant et \( v_y \) décroissant : conforme au principe d’indépendance des mouvements.
  • ⚠️ Attention : Ces équations supposent le lancer depuis l’origine : ajouter \( x_0 \) et \( y_0 \) sinon.
  • 📊 Comparaison : On reconnaît les équations générales du MRU (\( x = vt + x_0 \)) et du MRUA (\( y = \frac{1}{2}at^2 + v_0t + y_0 \)).

💡 Remarque pédagogique : C’est ici qu’on démontre que la masse ne joue aucun rôle : une bille de plomb et un javelot lancés pareillement suivent la même trajectoire (sans air) — l’expérience du marteau et de la plume sur la Lune l’a confirmé en direct ! 🌙

Application numérique des équations horaires

Pourquoi fait-on ce calcul ? Les formes numériques sont les outils opérationnels : ce sont elles qu’on manipulera pour trouver la flèche et la portée.

⚙️ Méthodologie du calcul :

Simple substitution : on injecte \( v_{0x} = 17{,}32 \), \( v_{0y} = 10{,}0 \) et \( g = 9{,}8 \) dans les formes littérales. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( \frac{1}{2} \times 9{,}8 = 4{,}9 \) : le coefficient du terme en \( t^2 \).
  • 📐 Piège évité : Le signe moins est bien conservé devant 4,9 : la gravité tire vers le bas.
  • 📋 Hypothèse validée : Les valeurs injectées sortent de la Question 1, elle-même vérifiée par Pythagore.
  • ⚙️ Vérification croisée : Test à \( t = 1 \text{ s} \) : \( y(1) = -4{,}9 + 10 = 5{,}1 \text{ m} \) : altitude positive et plausible. ✔️
  • 🎯 Finalité : Ces deux équations numériques sont le point d’entrée direct des Questions 3 et 4.
\[ \begin{aligned} x(t) &= 17{,}32 \, t \\ y(t) &= -\frac{1}{2} \times 9{,}8 \times t^2 + 10{,}0 \times t = \mathbf{-4{,}9 \, t^2 + 10{,}0 \, t} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Le système paramétrique est complet : donnez-moi un instant \( t \), je vous donne la position exacte \( (x\,; y) \) du javelot ! 📍

  • ✅ Ordre de grandeur : À \( t = 1 \text{ s} \) : \( x = 17{,}32 \text{ m} \) et \( y = 5{,}1 \text{ m} \) : des valeurs tout à fait réalistes pour un lancer.
  • 🏹 Impact sur la suite : La Question 3 exploitera \( v_y(t) = -9{,}8t + 10 \) ; la Question 4 résoudra \( y(t) = 0 \).
  • 🔍 Cohérence : En éliminant \( t = x/17{,}32 \), on obtient \( y(x) \) : une parabole, conforme à la trajectoire attendue.
  • ⚠️ Attention : Ces équations sont en unités SI : \( t \) en secondes, positions en mètres, toujours.
  • 📊 Comparaison : Le coefficient 4,9 m/s² est universel sur Terre : on le retrouve dans toute chute libre (g/2).

💡 Remarque pédagogique : Pour obtenir l’équation de la trajectoire \( y(x) \) (sans le temps), isolez \( t = x / v_{0x} \) dans la première équation et remplacez dans la seconde : \( y(x) = -\dfrac{g}{2 v_{0x}^2} x^2 + \tan(\alpha) \, x \). C’est bien l’équation d’une parabole !

📐 SCHÉMA — ÉQUATIONS HORAIRES OBTENUES
x (m) y (m) O 10 20 30 5 t = 0,5 s t = 1 s (17,3 m ; 5,1 m) t = 1,5 s t ≈ 2,04 s 📋 Équations horaires (unités SI) : x(t) = 17,32 t y(t) = −4,9 t² + 10,0 t
✨
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( x(t) = \) 17,32 t  •  \( y(t) = \) −4,9 t² + 10,0 t (SI)
« Ce résultat sera crucial pour l’étape suivante ! »
🌿
☕
Le mot de la fin (Au laboratoire)

« Nous tenons la carte d’identité complète du vol : à chaque instant \( t \), les deux équations nous disent où se trouve le javelot. Le plus dur est fait : les deux dernières questions ne sont plus que de l’exploitation de ces équations ! »

  • 🏹 Conséquence pratique : On peut désormais prédire la position du javelot sans aucune mesure : le radar en panne n’est plus un problème !
  • 👷 Action corrective : Garder les équations sous leur forme numérique \( x(t) = 17{,}32t \) et \( y(t) = -4{,}9t^2 + 10t \) à portée de main.
  • 📅 Délai : L’étape la plus « théorique » est passée : les deux suivantes sont des applications directes.
  • 💰 Coût : Une démonstration rigoureuse maintenant = zéro erreur de formule ensuite : investissement rentable !
  • 🤝 Communication : Expliquer à l’entraîneur que la masse du javelot n’intervient pas dans la trajectoire (sans air) : contre-intuitif mais fondamental !
🏹
🤔
Et si… ? (Analyse de Sensibilité)

Et si le lancer avait lieu depuis une tribune surélevée de 2 m au lieu du sol ? 🏟️

  • 🔄 Modification : Position initiale \( y_0 = 2 \text{ m} \) au lieu de 0.
  • 📈 Nouvel Impact : L’équation devient \( y(t) = -4{,}9t^2 + 10t + 2 \) : seule la constante change, la démarche reste identique.
  • 💡 Conclusion : Le javelot volerait plus longtemps (il a 2 m de plus à descendre) et la portée augmenterait.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Attention : la trajectoire n’est alors plus symétrique, et \( t_D \neq 2t_H \) : le raccourci de la Question 4 ne s’applique plus !
  • 🔮 Perspective : C’est exactement le cas réel du javelot, lâché à ~1,8 m du sol : voilà pourquoi les athlètes visent un angle un peu inférieur à 45°.
3
Question 3 : Calculer la hauteur maximale (la flèche)
🧠
💡
Dans la tête du physicien-chimiste

« Imaginez une balle lancée en l’air 🎾 : elle monte, ralentit, s’immobilise verticalement un très court instant au sommet… puis redescend. Ce point d’arrêt vertical, c’est ma clé d’entrée : au sommet, la vitesse verticale est nulle. Je traduis cette phrase en équation, et la hauteur maximale tombera toute seule ! »

  • 🔎 Observation : La fonction \( y(t) = -4{,}9t^2 + 10t \) est une parabole « tournée vers le bas » : elle possède un maximum unique.
  • 🤔 Analyse du risque : Confondre le temps de montée \( t_H \) avec le temps de vol total \( t_D \), ou croire que la vitesse totale s’annule au sommet (faux : seule \( v_y \) s’annule !).
  • ✅ Choix stratégique : Écrire la condition physique \( v_y(t_H) = 0 \), en tirer \( t_H \), puis reporter ce temps dans \( y(t) \).
  • 💡 Alternative : Chercher le sommet de la parabole par les mathématiques pures (\( t = -b/2a \)) : possible, mais écarté car la condition physique est plus parlante et plus générale.
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir \( t_H \) et \( H \), et livrer à l’entraîneur la hauteur du vol de son javelot.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( t_H \approx 1{,}02 \text{ s} \quad ; \quad H \approx 5{,}10 \text{ m} \)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l’étape :
  • 🔸 \( v_{0y} \) = 10,0 m/s (composante verticale, Question 1)
  • 🔸 \( g \) = 9,8 m/s² (accélération de la pesanteur)
  • 🔸 \( y(t) \) = −4,9 t² + 10,0 t (SI) (équation horaire verticale, Question 2)
  • 🔸 \( v_y(t) \) = −9,8 t + 10,0 (SI) (équation de la vitesse verticale, Question 2)
Rappel Théorique : la Condition au Sommet

Le sommet de la trajectoire — appelé flèche en balistique 🏹 — est le point où le javelot cesse de monter sans avoir encore commencé à descendre. Une seule grandeur traduit ce basculement : la vitesse verticale.

  • La condition clé : au sommet, \( v_y(t_H) = 0 \). Le javelot ne monte plus, ne descend pas encore : sa vitesse verticale bascule du positif au négatif.
  • Attention à la vitesse totale : au sommet, \( v_x = 17{,}32 \text{ m/s} \) toujours ! Le javelot continue d’avancer : sa vitesse totale n’est jamais nulle pendant le vol.
  • Le lien avec les mathématiques : la vitesse est la dérivée de la position : chercher \( v_y = 0 \), c’est chercher l’endroit où la dérivée de \( y(t) \) s’annule — la définition même d’un maximum !
  • La démarche en deux temps : d’abord trouver quand (le temps \( t_H \)), ensuite trouver où (la hauteur \( H = y(t_H) \)).
  • La formule de contrôle : en combinant les deux étapes, on démontre \( H = \dfrac{v_{0y}^2}{2g} \) : idéale pour vérifier le résultat en une ligne.
📐 Équations Fondamentales

Deux outils pour cette étape : la condition au sommet (pour trouver le temps de montée) et le report dans l’équation horaire (pour trouver la hauteur).

Condition au sommet :

Elle transforme une observation physique (« le javelot arrête de monter ») en équation résoluble.

💡 Pourquoi cette formule ?

La vitesse verticale part de +10 m/s et perd 9,8 m/s chaque seconde à cause de la gravité : elle doit forcément passer par zéro. Cet instant précis est le sommet ! ⏱️

  • 📐 Contexte de validité : Valable pour tout projectile avec \( v_{0y} > 0 \) (lancer vers le haut).
  • 🏹 Avantage : Une équation du premier degré seulement : résolution immédiate.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le rapport \( v_{0y}/g \) : plus l’élan vertical est grand, plus la montée dure.
  • 🔍 Vérification : Le temps trouvé doit être positif et inférieur au temps de vol total.
  • ⚠️ Limite : La condition porte sur \( v_y \) uniquement : écrire « \( v = 0 \) au sommet » est une erreur !
\[ \begin{aligned} v_y(t_H) = 0 \quad \Rightarrow \quad t_H = \frac{v_{0y}}{g} \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? « Combien de temps faut-il à la gravité pour épuiser l’élan vertical du lancer ? » 🔬 Avec 10 m/s d’élan et 9,8 m/s de perte par seconde, il faut… à peine plus d’une seconde. ⚛️
Décomposition des termes :
  • \( t_H \) : temps de montée (durée pour atteindre le sommet), unité : s
  • \( v_{0y} \) : composante verticale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( g \) : accélération de la pesanteur, unité : m/s²
Hauteur maximale (flèche) :

Une fois l’instant du sommet connu, l’équation horaire donne directement l’altitude correspondante.

💡 Pourquoi cette formule ?

L’équation \( y(t) \) sait donner l’altitude à n’importe quel instant… y compris à l’instant du sommet ! Il suffit d’y injecter \( t_H \). En combinant littéralement, on obtient aussi la formule directe \( H = v_{0y}^2 / (2g) \). 🏔️

  • 📐 Contexte de validité : Mêmes hypothèses que \( y(t) \) : chute libre, champ uniforme, départ de l’origine.
  • 🏹 Avantage : Deux chemins (report de \( t_H \), ou formule directe) qui doivent donner le même résultat : auto-vérification intégrée !
  • ⚙️ Paramètre clé : \( v_{0y} \) intervient au carré : doubler l’élan vertical quadruple la hauteur !
  • 🔍 Vérification : \( H \) doit être positive et d’un ordre de grandeur réaliste (quelques mètres pour un lancer humain).
  • ⚠️ Limite : La formule directe suppose un départ à l’altitude zéro : depuis une falaise, il faudrait la réadapter.
\[ \begin{aligned} H = y(t_H) \quad \text{soit aussi} \quad H = \frac{v_{0y}^2}{2g} \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? La hauteur atteinte ne dépend que de l’élan vertical et de la gravité : peu importe la vitesse horizontale, c’est le duel « élan vers le haut ⬆️ contre pesanteur ⬇️ » qui fixe le plafond du vol. 🔬
Décomposition des termes :
  • \( H \) : hauteur maximale de la trajectoire (la flèche), unité : m
  • \( y(t_H) \) : altitude à l’instant du sommet, unité : m
  • \( v_{0y} \) : composante verticale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( g \) : accélération de la pesanteur, unité : m/s²

!
L’Erreur Classique (Le Piège)

« Beaucoup d’étudiants font l’erreur de croire que la vitesse du javelot est nulle au sommet, ou confondent le temps de montée \( t_H \) avec le temps de vol total… »

✅ L’approche scientifique : Au sommet, le javelot continue d’avancer à 17,32 m/s ! Seule sa composante verticale s’annule un instant. 🎯
  • L’erreur : Écrire « \( v = 0 \) au sommet » : si c’était vrai, le javelot s’arrêterait en l’air et tomberait tout droit !
  • La bonne méthode : Écrire précisément \( v_y(t_H) = 0 \), avec l’indice y : c’est lui qui porte toute la physique.
  • L’astuce de pro : Au sommet, la vitesse vaut exactement \( v_x = v_0\cos(\alpha) \) : le minimum de vitesse du vol, mais jamais zéro.
  • Le moyen mnémotechnique : « Au sommet, l’ascenseur s’arrête ⬆️🛑 mais le tapis roulant continue ➡️ » : l’axe y fait une pause, l’axe x jamais.
  • L’impact direct : Ne pas confondre \( t_H \) (montée) et \( t_D \) (vol complet) : sur sol plat \( t_D = 2t_H \), mais ce n’est plus vrai depuis une falaise !
Exécution de la Démarche de Résolution
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( t_H = v_{0y}/g \) : \( \left[\text{m/s}\right] / \left[\text{m/s}^2\right] = \) secondes ✔️ homogène à un temps
  • \( H = v_{0y}^2/(2g) \) : \( \left[\text{m}^2\text{/s}^2\right] / \left[\text{m/s}^2\right] = \) mètres ✔️ homogène à une longueur

L’analyse dimensionnelle confirme la cohérence des formules 📐 : on peut dérouler le calcul en toute confiance, en deux temps : quand (le temps), puis où (la hauteur).

1. Résolution Numérique Calcul du temps de montée \( t_H \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Impossible de connaître la hauteur du sommet sans savoir quand le javelot y passe : le temps est la porte d’entrée de l’équation horaire.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On écrit la condition au sommet \( v_y(t_H) = 0 \) avec \( v_y(t) = -gt + v_{0y} \), puis on isole \( t_H \). 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( v_{0y} = 10{,}0 \text{ m/s} \) et \( g = 9{,}8 \text{ m/s}^2 \) dans \( t_H = v_{0y}/g \).
  • 📐 Piège évité : C’est bien \( v_y \) qui s’annule, pas la vitesse totale ni \( v_x \) !
  • 📋 Hypothèse validée : \( v_{0y} > 0 \) : le javelot monte réellement, le sommet existe.
  • ⚙️ Vérification croisée : \( 10/9{,}8 \) est légèrement supérieur à 1 : le résultat doit dépasser 1 s de peu. ✔️
  • 🎯 Finalité : Ce temps sera injecté dans \( y(t) \) juste après, et doublé à la Question 4 (\( t_D = 2t_H \)).
\[ \begin{aligned} v_y(t_H) = 0 \Rightarrow -g \, t_H + v_{0y} &= 0 \\ \Rightarrow t_H = \frac{v_{0y}}{g} = \frac{10{,}0}{9{,}8} &\approx \mathbf{1{,}02} \text{ s} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Un peu plus d’une seconde de montée : court, mais suffisant pour grimper plusieurs mètres ! ⏱️

  • ✅ Ordre de grandeur : 1,02 s est typique d’un lancer sportif : ni trop bref, ni interminable.
  • 🏹 Impact sur la suite : La symétrie de la parabole donnera immédiatement \( t_D = 2 \times 1{,}02 = 2{,}04 \text{ s} \) à la Question 4.
  • 🔍 Cohérence : Vérification : \( v_y(1{,}02) = -9{,}8 \times 1{,}02 + 10 \approx 0 \) ✔️ la condition est bien satisfaite.
  • ⚠️ Attention : Garder la valeur non arrondie \( 10/9{,}8 = 1{,}0204… \) en mémoire de calculatrice pour la suite.
  • 📊 Comparaison : Avec \( v_{0y} = 19{,}6 \text{ m/s} \) (lancer bien plus vertical), on aurait \( t_H = 2{,}0 \text{ s} \) : le temps de montée est proportionnel à l’élan vertical.

💡 Remarque pédagogique : Ne confondez jamais \( t_H \) (temps de montée) et le temps de vol total : au sommet, le voyage n’est qu’à moitié terminé (sur sol plat) !

Calcul de la hauteur maximale \( H \) (et vérification)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C’est la flèche demandée par l’énoncé : l’altitude du point culminant de la trajectoire du javelot.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On reporte \( t_H \approx 1{,}02 \text{ s} \) dans l’équation horaire \( y(t) = -4{,}9t^2 + 10t \), puis on contrôle le résultat avec la formule directe. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( t = t_H = 1{,}0204 \text{ s} \) (valeur non arrondie) dans les deux termes de \( y(t) \), en respectant le carré.
  • 📐 Piège évité : Bien élever \( t_H \) au carré avant de multiplier par 4,9 : l’ordre des opérations compte !
  • 📋 Hypothèse validée : \( t_H \) appartient bien à la durée du vol (entre 0 et \( t_D \)).
  • ⚙️ Vérification croisée : Formule directe : \( H = v_{0y}^2/(2g) = 100/19{,}6 \approx 5{,}10 \text{ m} \) : même résultat ✔️
  • 🎯 Finalité : Livrer la flèche du lancer, première des deux grandeurs attendues par l’entraîneur.
\[ \begin{aligned} H = y(t_H) &= -4{,}9 \times (1{,}0204)^2 + 10{,}0 \times 1{,}0204 \\ &= -4{,}9 \times 1{,}0412 + 10{,}204 \\ &\approx -5{,}10 + 10{,}20 \\ &\approx \mathbf{5{,}10} \text{ m} \qquad \left( \text{controle : } \frac{v_{0y}^2}{2g} = \frac{100}{19{,}6} \approx 5{,}10 \text{ m} \; \checkmark \right) \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Le javelot culmine à 5,10 m : environ la hauteur d’un premier étage d’immeuble ! 🏠

  • ✅ Ordre de grandeur : 5,1 m pour un lancer à 20 m/s (72 km/h) : parfaitement réaliste pour un lancer de niveau scolaire.
  • 🏹 Impact sur la suite : La flèche valide la moitié du dossier technique : reste la portée pour délimiter la zone de sécurité.
  • 🔍 Cohérence : Les deux méthodes (report de \( t_H \) et formule directe) donnent 5,10 m : résultat verrouillé. 🔒
  • ⚠️ Attention : Ne pas écrire « H ≈ 5,1 m après un temps de vol de 1,02 s » : 1,02 s est le temps de montée, pas le temps de vol !
  • 📊 Comparaison : À 45° avec la même vitesse, la flèche grimperait à \( (14{,}14)^2/19{,}6 \approx 10{,}2 \text{ m} \) : le double !

💡 Remarque pédagogique : La formule directe \( H = \dfrac{v_{0y}^2}{2g} \) est précieuse pour les démonstrations littérales : elle s’obtient en remplaçant \( t_H = v_{0y}/g \) dans \( y(t_H) \). Apprenez à la redémontrer, pas à la réciter !

📐 SCHÉMA — TEMPS DE MONTÉE & FLÈCHE
x (m) y (m) O H ≈ 5,10 m 17,32 m/s montée : tH ≈ 1,02 s 💡 Au sommet (t = tH ) : vy = 0 → seule v 0x subsiste
✨
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( t_H \approx \) 1,02 s  •  \( H \approx \) 5,10 m
« Ce résultat sera crucial pour l’étape suivante ! »
🌿
☕
Le mot de la fin (Au laboratoire)

« Le javelot grimpe à 5,10 m en 1,02 s : la moitié verticale de la mission est accomplie ! Et cerise sur le gâteau 🍒 : la symétrie de la parabole nous offre déjà, gratuitement, le temps de vol total pour la question suivante. »

  • 🏹 Conséquence pratique : La flèche de 5,10 m confirme un lancer « tendu » : à 30°, le javelot privilégie la distance à la hauteur.
  • 👷 Action corrective : Noter \( t_H \approx 1{,}02 \text{ s} \) sans arrondir davantage : la Question 4 en dépend directement.
  • 📅 Délai : Grâce à la relation \( t_D = 2t_H \), la moitié du travail de la Question 4 est déjà fait !
  • 💰 Coût : La double vérification (report + formule directe) n’a coûté qu’une ligne et sécurise tout le dossier.
  • 🤝 Communication : Informer l’entraîneur : à 5,10 m d’altitude maximale, aucun obstacle du stade (filets, projecteurs) n’interfère avec le vol. ✅
🏹
🤔
Et si… ? (Analyse de Sensibilité)

Et si l’athlète doublait sa composante verticale, avec \( v_{0y} = 20 \text{ m/s} \) au lieu de 10 m/s ? 💪

  • 🔄 Modification : \( v_{0y} \) passe de 10 à 20 m/s (élan vertical doublé).
  • 📈 Nouvel Impact : \( H = 20^2/(2 \times 9{,}8) = 400/19{,}6 \approx 20{,}4 \text{ m} \) : la hauteur est quadruplée, pas doublée !
  • 💡 Conclusion : \( H \) dépend de \( v_{0y} \) au carré : chaque m/s vertical supplémentaire rapporte de plus en plus de hauteur.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Monter plus haut allonge le temps de vol (\( t_H = 2{,}04 \text{ s} \)), mais un lancer trop vertical sacrifie la portée.
  • 🔮 Perspective : Cette relation quadratique explique pourquoi les feux d’artifice 🎆 tirés à peine plus vite montent tellement plus haut !
4
Question 4 : Calculer la portée du lancer
🧠
💡
Dans la tête du physicien-chimiste

« Question finale, et démonstration parfaite de l’indépendance des mouvements : l’axe vertical me dit combien de temps le javelot reste en l’air ⏱️, et l’axe horizontal me dit quelle distance il parcourt pendant ce temps ➡️. Deux questions simples pour un seul résultat spectaculaire ! »

  • 🔎 Observation : Le javelot touche le sol lorsque son altitude redevient nulle : la condition d’atterrissage s’écrit \( y(t_D) = 0 \).
  • 🤔 Analyse du risque : L’équation \( y(t) = 0 \) est du second degré : elle a deux solutions, et il faut choisir la bonne !
  • ✅ Choix stratégique : Factoriser par \( t \) (pas besoin de discriminant !), éliminer la solution \( t = 0 \), puis reporter \( t_D \) dans \( x(t) \).
  • 💡 Alternative : Utiliser directement la symétrie \( t_D = 2t_H \) : parfaitement valable sur sol plat, on la gardera comme vérification express.
  • 🎯 Objectif visé : La portée \( D \) : LE chiffre attendu par l’entraîneur et le jury pour la performance et la zone de sécurité.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( t_D \approx 2{,}04 \text{ s} \quad ; \quad D \approx 35{,}3 \text{ m} \)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l’étape :
  • 🔸 \( x(t) \) = 17,32 t (SI) (équation horaire horizontale, Question 2)
  • 🔸 \( y(t) \) = −4,9 t² + 10,0 t (SI) (équation horaire verticale, Question 2)
  • 🔸 \( t_H \) = 1,02 s (temps de montée, Question 3 — pour vérification)
  • 🔸 Condition d’atterrissage : y = 0 m (sol plat : départ et arrivée à la même altitude)
Rappel Théorique : la Condition d’Atterrissage et la Symétrie

La portée est la distance horizontale totale parcourue avant l’impact 🎯. Toute la subtilité tient dans la traduction de « le javelot touche le sol » en langage mathématique.

  • La condition d’impact : sur un sol plat, l’altitude d’arrivée égale l’altitude de départ : \( y(t_D) = 0 \), où \( t_D \) est le temps de vol total.
  • Deux solutions, une seule physique : \( y(t) = 0 \) se factorise en \( t\left(-\frac{1}{2}gt + v_{0y}\right) = 0 \) : la solution \( t = 0 \) est le départ, l’autre est l’impact.
  • La symétrie de la parabole : sur sol plat, la descente est le miroir exact de la montée : \( t_D = 2 \, t_H \). Un raccourci élégant… et un excellent contrôle !
  • Le report final : pendant tout ce temps de vol, l’axe horizontal avance imperturbablement : \( D = x(t_D) = v_{0x} \times t_D \).
  • La formule experte : en combinant tout littéralement, on obtient \( D = \dfrac{v_0^2 \sin(2\alpha)}{g} \) : c’est elle qui révèle que la portée est maximale à 45°.
📐 Équations Fondamentales

Deux outils : la condition d’atterrissage (pour le temps de vol) et le report dans \( x(t) \) (pour la distance).

Condition d’atterrissage :

Elle détermine l’instant où le javelot retrouve l’altitude du sol : c’est la « fin du chronomètre » du vol.

💡 Pourquoi cette formule ?

L’altitude \( y \) raconte toute l’histoire verticale du vol : elle part de 0, monte, redescend… et l’impact correspond exactement à son retour à zéro. 🎯

  • 📐 Contexte de validité : Sol plat et horizontal : départ et arrivée à la même altitude.
  • 🏹 Avantage : La factorisation par \( t \) évite le discriminant : résolution en deux lignes.
  • ⚙️ Paramètre clé : \( v_{0y} \) : plus l’élan vertical est grand, plus le javelot reste longtemps en l’air.
  • 🔍 Vérification : Le temps trouvé doit valoir exactement \( 2 t_H \) (symétrie de la parabole).
  • ⚠️ Limite : Si l’atterrissage est plus bas ou plus haut que le départ (falaise, cible surélevée), il faut résoudre \( y(t) = y_{\text{cible}} \) avec le discriminant.
\[ \begin{aligned} y(t_D) = 0 \quad \Rightarrow \quad t_D \left( -\frac{1}{2} g \, t_D + v_{0y} \right) = 0 \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Elle demande : « à quels instants le javelot est-il au niveau du sol ? » 🔬 Réponse : au départ (\( t = 0 \)) et à l’impact (\( t = t_D \)) : deux instants, deux solutions mathématiques — la physique et l’algèbre racontent la même histoire ! ⚛️
Décomposition des termes :
  • \( t_D \) : temps de vol total (durée entre lancer et impact), unité : s
  • \( g \) : accélération de la pesanteur, unité : m/s²
  • \( v_{0y} \) : composante verticale de la vitesse initiale, unité : m/s
Portée du lancer :

Le temps de vol étant connu, la distance parcourue s’obtient par la plus simple des équations : celle du mouvement uniforme.

💡 Pourquoi cette formule ?

Pendant tout le vol, l’axe horizontal avance à vitesse constante \( v_{0x} \). La portée est donc simplement « vitesse × durée totale » : l’indépendance des mouvements dans toute sa splendeur ! ➡️

  • 📐 Contexte de validité : Frottements négligés : \( v_x \) reste égale à \( v_{0x} \) du début à la fin.
  • 🏹 Avantage : Aucune nouvelle théorie : on recycle l’équation \( x(t) \) déjà établie.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le produit \( v_{0x} \times t_D \) : la portée récompense l’équilibre entre avancée et temps de vol.
  • 🔍 Vérification : La formule directe \( D = v_0^2 \sin(2\alpha)/g \) doit donner la même valeur.
  • ⚠️ Limite : Avec la résistance de l’air, la portée réelle serait inférieure : notre valeur est un plafond théorique.
\[ \begin{aligned} D = x(t_D) = v_{0x} \cdot t_D \end{aligned} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? « Le javelot avance de 17,32 m chaque seconde, pendant 2,04 s » : la portée n’est rien d’autre que cette avancée cumulée pendant toute la durée que la gravité accorde au vol. 🔬➡️
Décomposition des termes :
  • \( D \) : portée du lancer (distance horizontale à l’impact), unité : m
  • \( v_{0x} \) : composante horizontale de la vitesse initiale, unité : m/s
  • \( t_D \) : temps de vol total, unité : s

!
L’Erreur Classique (Le Piège)

« Beaucoup d’étudiants font l’erreur de paniquer devant la solution \( t = 0 \) de l’équation, ou de calculer la portée avec le temps de montée au lieu du temps de vol… »

✅ L’approche scientifique : Une équation du second degré doit avoir deux solutions ici : chacune a un sens physique précis. 🧐
  • L’erreur : Rejeter \( t = 0 \) comme « faux » : cette solution est correcte (au départ, on est bien au sol !), simplement ce n’est pas celle qui nous intéresse.
  • La bonne méthode : Factoriser \( t(-4{,}9t + 10) = 0 \), identifier \( t = 0 \) → départ, et \( t = 10/4{,}9 \) → impact.
  • L’astuce de pro : Contrôler avec la symétrie : \( t_D = 2t_H = 2 \times 1{,}02 = 2{,}04 \text{ s} \) ✔️ les deux chemins concordent.
  • Le moyen mnémotechnique : « Le sol est touché deux fois : au décollage 🛫 et à l’atterrissage 🛬 » : deux contacts, deux solutions.
  • L’impact direct : Utiliser \( t_H \) au lieu de \( t_D \) donnerait une portée de moitié (17,7 m) : la zone de sécurité serait dangereusement sous-estimée !
Exécution de la Démarche de Résolution
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( t_D = v_{0y} / \left(\frac{1}{2}g\right) \) : \( \left[\text{m/s}\right] / \left[\text{m/s}^2\right] = \) secondes ✔️
  • \( D = v_{0x} \times t_D \) : \( \left[\text{m/s}\right] \times \left[\text{s}\right] = \) mètres ✔️

Unités cohérentes de bout en bout 📐 : le plan d’attaque en deux temps peut s’exécuter : 1) combien de temps le javelot vole-t-il ? 2) quelle distance parcourt-il pendant ce temps ?

1. Résolution Numérique Calcul du temps de vol total \( t_D \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? La portée dépend directement de la durée du vol : chaque dixième de seconde en l’air, c’est 1,73 m de distance en plus !

⚙️ Méthodologie du calcul :

On résout \( y(t_D) = 0 \) par factorisation : la méthode la plus rapide et la plus élégante ici. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( y(t) = -4{,}9t^2 + 10{,}0t \), égalée à zéro puis factorisée par \( t \).
  • 📐 Piège évité : Les deux solutions sont examinées : on garde celle qui correspond à l’impact.
  • 📋 Hypothèse validée : Sol plat confirmé par l’énoncé : la condition \( y = 0 \) à l’arrivée est légitime.
  • ⚙️ Vérification croisée : Symétrie : \( t_D = 2 \times t_H = 2 \times 1{,}02 = 2{,}04 \text{ s} \) ✔️ concordance parfaite.
  • 🎯 Finalité : Ce temps entre directement dans \( x(t) \) pour le calcul final de la portée.
\[ \begin{aligned} y(t_D) = 0 \Rightarrow t_D \left( -4{,}9 \, t_D + 10{,}0 \right) &= 0 \\ \Rightarrow t_D = 0 \text{ (depart)} \quad \text{ou} \quad t_D = \frac{10{,}0}{4{,}9} &\approx \mathbf{2{,}04} \text{ s} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

Le javelot reste 2,04 secondes en l’air : 1,02 s de montée + 1,02 s de descente, en parfaite symétrie. ⏱️

  • ✅ Ordre de grandeur : Environ 2 s de vol pour un lancer sportif : tout à fait plausible (comptez mentalement lors d’un match !).
  • 🏹 Impact sur la suite : Il ne reste qu’une multiplication : \( D = 17{,}32 \times 2{,}04 \).
  • 🔍 Cohérence : \( t_D = 2t_H \) exactement : la parabole est bien symétrique sur sol plat. ✔️
  • ⚠️ Attention : La valeur exacte est \( 10/4{,}9 = 2{,}0408… \) : utiliser cette valeur complète pour le calcul final.
  • 📊 Comparaison : À 45°, le temps de vol grimperait à \( 2 \times 14{,}14/9{,}8 \approx 2{,}9 \text{ s} \) : presque une seconde de plus en l’air.

💡 Remarque pédagogique : Le raccourci \( t_D = 2t_H \) n’est valable que si départ et arrivée sont à la même altitude. Depuis une falaise ou vers une cible surélevée, il faut résoudre l’équation complète du second degré !

Calcul de la portée \( D \) (et vérification)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C’est la réponse finale de la mission : la distance officielle du lancer, qui fixe aussi la limite de la zone de sécurité du concours.

⚙️ Méthodologie du calcul :

Report du temps de vol dans l’équation horizontale, puis double contrôle avec la formule experte de la portée. 🧮

  • ⚙️ Substitution : \( v_{0x} = 17{,}32 \text{ m/s} \) et \( t_D = 2{,}04 \text{ s} \) dans \( D = v_{0x} \times t_D \).
  • 📐 Piège évité : C’est bien \( t_D \) (vol complet) qui est utilisé, et non \( t_H \) (demi-vol) !
  • 📋 Hypothèse validée : \( v_x \) constante pendant tout le vol : hypothèse des frottements négligés.
  • ⚙️ Vérification croisée : Formule directe : \( D = \dfrac{v_0^2 \sin(2\alpha)}{g} = \dfrac{400 \times \sin(60^\circ)}{9{,}8} = \dfrac{400 \times 0{,}866}{9{,}8} \approx 35{,}3 \text{ m} \) ✔️
  • 🎯 Finalité : Clore la mission avec le chiffre attendu par l’entraîneur et le jury. 🏁
\[ \begin{aligned} D = x(t_D) &= 17{,}32 \times 2{,}04 \\ &\approx \mathbf{35{,}3} \text{ m} \qquad \left( \text{controle : } \frac{v_0^2 \sin(2\alpha)}{g} = \frac{400 \times 0{,}866}{9{,}8} \approx 35{,}3 \text{ m} \; \checkmark \right) \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

35,3 mètres : plus du tiers d’un terrain de football ! ⚽ Une belle performance de niveau scolaire.

  • ✅ Ordre de grandeur : 35 m pour un lancer à 72 km/h : réaliste (le record du monde, ~98 m, exige une vitesse initiale bien supérieure).
  • 🏹 Impact sur la suite : La zone de sécurité du concours devra s’étendre au-delà de 36 m avec une marge réglementaire.
  • 🔍 Cohérence : Les deux méthodes (report + formule directe) concordent à l’arrondi près : résultat verrouillé. 🔒
  • ⚠️ Attention : Notre modèle néglige l’air : la portée réelle serait un peu inférieure, la trajectoire réelle n’étant pas parfaitement symétrique.
  • 📊 Comparaison : À 45°, la portée atteindrait \( 400/9{,}8 \approx 40{,}8 \text{ m} \) : environ 5,5 m de mieux qu’à 30° !

💡 Remarque pédagogique : La formule \( D = \dfrac{v_0^2\sin(2\alpha)}{g} \) montre que deux angles complémentaires (30° et 60°) donnent la même portée, car \( \sin(60^\circ) = \sin(120^\circ) \) : un grand classique des questions de quiz !

📐 SCHÉMA — TEMPS DE VOL & PORTÉE
x (m) y (m) O y = 0 à l’impact tH ≈ 1,02 s tH ≈ 1,02 s D = 17,32 × 2,04 ≈ 35,3 m (portée) 🏁 Bilan du vol : tD = 2 × t H ≈ 2,04 s ✓ Contrôle : v₀²·sin(60°)/g ≈ 35,3 m
✨
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( t_D \approx \) 2,04 s  •  \( D \approx \) 35,3 m
« Ce résultat sera crucial pour l’étape suivante ! »
🌿
☕
Le mot de la fin (Au laboratoire)

« Mission accomplie ! 🏆 Sans radar, sans mesure, avec pour seuls outils la deuxième loi de Newton et un peu de trigonométrie, nous avons prédit tout le vol du javelot : 5,10 m de flèche, 35,3 m de portée, 2,04 s de vol. La physique a remplacé l’appareil de mesure ! »

  • 🏹 Conséquence pratique : L’entraîneur peut annoncer la performance attendue et délimiter la zone de chute autour de 35 m.
  • 👷 Action corrective : Prévoir une marge de sécurité au-delà de la valeur calculée : le modèle sans air reste une idéalisation.
  • 📅 Délai : Le dossier technique chiffré sera prêt avant samedi : le jury aura ses chiffres à temps. ✅
  • 💰 Coût : Quatre questions, zéro instrument : la modélisation physique est l’outil de mesure le plus économique qui soit !
  • 🤝 Communication : Transmettre au jury les deux valeurs clés (\( H \) et \( D \)) avec leurs hypothèses : un résultat sans ses conditions de validité ne vaut rien.
🏹
🤔
Et si… ? (Analyse de Sensibilité)

Et si on cessait de négliger la résistance de l’air ? Le modèle tiendrait-il encore ? 🌬️

  • 🔄 Modification : Ajout d’une force de frottement fluide \( \vec{f} \) opposée au mouvement.
  • 📈 Nouvel Impact : La trajectoire n’est plus une parabole symétrique : le sommet est atteint un peu avant la mi-parcours, et la portée diminue.
  • 💡 Conclusion : Pour un javelot dense et rapide sur ~35 m, l’écart reste modéré : notre modèle est une bonne première approximation.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Le modèle simple donne 90 % de la réponse pour 10 % de l’effort ; le modèle complet exige des équations différentielles résolues numériquement.
  • 🔮 Perspective : C’est exactement le travail des ingénieurs en balistique : partir de notre parabole idéale, puis ajouter les corrections (air, vent, rotation de la Terre) une à une !
SYNTHÈSE DU LABORATOIRE

BILAN FINAL & EXPLOITATION

📋
📝
Compte Rendu Final

✅ Checklist d’Auto-Évaluation

Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez bien assimilé la démarche scientifique globale :

L’objectif est atteint : à partir des seules données \( v_0 = 20 \text{ m/s} \) et \( \alpha = 30^\circ \), la démarche a fourni les composantes de la vitesse (\( v_{0x} \approx 17{,}32 \text{ m/s} \) ; \( v_{0y} = 10{,}0 \text{ m/s} \)), les équations horaires complètes, la flèche \( H \approx 5{,}10 \text{ m} \) et la portée \( D \approx 35{,}3 \text{ m} \). Chaque résultat a été confirmé par une vérification indépendante (Pythagore, formule directe de la flèche, formule directe de la portée) : le modèle est cohérent de bout en bout.

Au-delà des chiffres, cet exercice illustre la stratégie fondamentale de la mécanique : traduire les forces en accélération (deuxième loi de Newton), remonter à la vitesse puis à la position, et exploiter des conditions physiques (\( v_y = 0 \) au sommet, \( y = 0 \) à l’impact) pour extraire les grandeurs utiles. Cette méthode se transpose telle quelle à tout projectile : balle, obus, jet d’eau ou sonde spatiale.

📊 Tableau de Bord des Résultats

🏔️
Flèche (hauteur max)
H ≈ 5,10 m
🎯
Portée du lancer
D ≈ 35,3 m
⏱️
Temps de vol total
\( t_D \approx 2{,}04 \text{ s} \)

VERDICT DU PROFESSEUR

✅ MODÈLE VALIDÉ

« Démarche exemplaire : chaque étape découle rigoureusement de la précédente, et chaque valeur numérique a été confirmée par une méthode indépendante. Le modèle de la chute libre parabolique est validé pour cette étude : la flèche de 5,10 m et la portée de 35,3 m peuvent être transmises à l’entraîneur et au jury avec confiance — en gardant à l’esprit que la résistance de l’air, négligée ici, réduirait légèrement ces valeurs sur le terrain. »

Signature : Le Professeur de Physique-Chimie ⚗️
Analyse du Mouvement d’un Projectile